 
Résumé
de l'entrevue de Soeur Jeannine Cornellier

Sur Jeannine est née à Saint-Clément de Viauville,
sur la rue Saint-Clément, à Montréal. Son père
était représentant de commerce pour la maison A. Prud'Homme
et Fils. La famille comptait onze enfants. Cinq enfants survécurent,
dont Jeannine, l'aînée des filles. Elle étudia au
pensionnat des Surs des Saints Noms de Jésus et de Marie
puis à l'école Saint-Clément. A l'époque
de la quatrième année, les parents déménagèrent
à Repentigny. Dans cette paroisse, Jeannine fit deux années
d'études, qui furent suivies de cinq années d'études
secondaires au Couvent de l'Épiphanie qui était à
l'époque une école Ménagère moyenne. Outre
le programme régulier, sur Jeannine reçut une formation
spécialisée en enseignement ménager. Elle faisait
aussi partie de la JEC. Elle consacrait tous ses temps libres au comité
santé-loisirs.
C'est le contact avec ses enseignantes, des personnes extraordinaires,
plus particulièrement la religieuse responsable de la catéchèse,
qui a amené Sur Jeannine à réfléchir
sur sa vocation. Cette personne l'a beaucoup influencée dans
sa façon de vivre et d'enseigner, lui donnant le goût de
l'enseignement. La joie de vivre des surs et leur dévouement
à l'égard des élèves ont toujours enthousiasmé
sur Jeannine et l'ont incitée à donner sa vie pour
éduquer la jeunesse. Elle entra donc chez les S.N.J.M., le 24
janvier 1948.
Après
avoir enseigné au cours primaire jusqu'en 1954, elle fit des
études à l'École Normale Eulalie-Durocher, à
Saint-Lambert, où elle obtint le Brevet Supérieur d'enseignement,
le Baccalauréat en Pédagogie et le Brevet A. La période
suivante se caractérise par des études en Diététique
et Nutrition. Pendant qu'elle poursuivait son enseignement en sciences
à l'Institut de Pédagogie familiale, elle continuait des
études en Diététique et Nutrition à la Faculté
de Médecine de l'Université de Montréal pour l'obtention
de la Maîtrise ès Sciences Diététique et
Nutrition.
Sur
Jeannine enseigna au département de Diététique
de 1966 jusqu'en 1971, année où l'Université mit
fin à l'engagement de plusieurs chargés de cours. Elle
entra à l'Institut de Tourisme et d'Hôtellerie du Québec.
Sur Jeannine participa au grand projet Hôtellerie-Côte
d'Ivoire de 1973 à 1985, et réalisa un rêve de jeunesse,
à savoir, enseigner en Afrique. L'Agence canadienne de développement
international a donc recruté des professeurs pour faire l'ouverture
du Lycée professionnel Hôtelier d'Abidjan. Soixante-quatre
étudiantes et étudiants furent les premiers Ivoiriens
à bénéficier des programmes élaborés
à Montréal en Réception, Service de Restaurant,
Cuisine et Hall-Étage. Sur Jeannine assumait le rôle
de Directrice des Services pédagogiques. A la fin de son mandat
de coopération, sur Jeannine fut décorée
de l'Ordre du Mérite Ivoirien, c'est le Ministre Barry Battesti
qui l'a élevée au grade de Chevalier. À son retour
à Montréal, sur Jeannine fut nommée Conseillère
pédagogique à l'ITHQ. Elle y demeurera jusqu'en 1995.
Présentement,
elle fait partie de l'Association des religieuses pour la promotion
des femmes (ARPF) et uvre à titre de membre du comité
de coordination de Montréal. Cette association fait partie de
la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) et compte
160 religieuses francophones des provinces du Nouveau-Brunswick, de
l'Ontario et du Québec. En 1995, sur Jeannine participa
au Forum Mondial des femmes, qui au nombre de 35 000, venaient de 185
pays. Ce forum parallèle se tenait à OUAROU pendant que
la 4e Conférence mondiale des femmes se tenait à Beijing.
Rien
n'arrête le dynamisme de sur Jeannine. C'est ainsi qu'elle
a également visité certaines prisons, dont l'Institut
Leclerc, pour parler avec quelques prisonniers et les distraire en leur
parlant de l'Expo 67 et des grandes réalisations du temps. Elle
retient de l'Évangile cette parole de Jésus : " Ce
que tu fais aux plus petits d'entre les miens, c'est à moi que
tu le fais. "
 

Résumé
de l'entrevue de Soeur Huguette Fleurant
Soeur
Huguette est née en 1947 à Côte-Saint-Paul, dans
une famille de huit enfants, trois filles et cinq garçons. Elle
est la cinquième ou la sixième de la famille avec une
soeur jumelle. À la mort de sa mère, en 1952, la famille
déménagea à Ville Jacques-Cartier - aujourd'hui
Longueuil. Huguette a quatre ans. Une tante, avec son mari et ses trois
enfants, est venue habiter cette maison construite par son mari et le
père d'Huguette. Ils étaient quatorze autour de la table.
Son père, camionneur, était peu présent à
la maison; les enfants étaient donc plus près de leur
tante. Ils allaient à l'école dans des maisons privées
jusqu'en quatrième année, parce qu'il n'y avait pas encore
d'école pour les recevoir. Quand une école s'est ouverte
pour les filles, elle a pu aller à Jeanne-Leber. Plus tard, elle
a dû interrompre son cégep afin de prendre soin de la famille.
Sa tante a quitté la maison puisque son mari est décédé
et que ses trois enfants se sont mariés. Un de ses frères
lui a offert alors de payer un cours pour lui permettre de sortir de
la maison. Elle s'est lancée en informatique et s'est trouvé
un emploi. Comme ce travail ne lui plaisait pas, elle suivit un cours
de secrétariat et trouva un emploi à la commission scolaire
Jacques-Cartier. Elle a apprécié grandement ce travail
de secrétaire dans les écoles.
Sa vocation ne vint pas de sa famille. C'est davantage un témoignage
de vie, un pardon qui l'a amenée à se questionner et à
lire l'Évangile, tout en se demandant si c'est Dieu qui amenait
à pardonner. Huguette raconte qu'une fermeture d'école
l'a obligée à se présenter dans une école
à direction religieuse. Ce changement trop brusque la contrariait.
Quand la religieuse lui souhaita la bienvenue en lui tendant la main,
elle hésita à lui tendre la sienne. La directrice ne lui
a cependant jamais reproché son attitude de méfiance.
Puis, quelqu'un lui parla des cursillos. Elle se dit qu'elle n'avait
rien à perdre et s'est rendu à une réunion. Elle
y a rencontré une S.N.J.M. et lui a confié qu'elle se
sentait appelée à la vie religieuse, mais qu'elle avait
peur. La religieuse lui proposa de devenir associée d'abord,
ce qui consistait en une rencontre, une fois par mois, pour un partage
autour du charisme de la fondatrice et un engagement bénévole
dans une oeuvre. Cela lui plaisait et elle devint associée. Ayant,
avec le temps, côtoyé les S.N.J.M., elle choisit, en 1982,
d'entrer en communauté. Elle trouva le noviciat très dur,
mais ce qu'elle aimait particulièrement, ce sont les cours intercommunautaires
qui lui permettaient de rencontrer et de partager avec plusieurs autres
jeunes femmes qui se destinaient à la vie religieuse dans différentes
communautés.
Elle savait qu'elle entrait dans une communauté enseignante,
mais on l'a assurée qu'il y avait d'autres engagements possibles.
Alors, pendant sa formation, elle a eu l'occasion de faire des stages
en paroisse, à l'Arche Jean-Vanier et au Centre-Sud de Montréal
où elle retournera plus tard pour y travailler auprès
de groupes pour les aider à approfondir leur foi. Elle s'occupait
aussi beaucoup des sacrements : le pardon, l'eucharistie, la confirmation,
mais a déploré qu'il n'y ait pas de continuité.
Cette constatation l'a amenée à travailler à l'éveil
spirituel des tout-petits, enfants de quatre, cinq et six ans. Les parents
avaient l'obligation de s'engager et de recevoir la même formation
que les enfants, ce qui a assuré une continuité à
la maison. Huguette a occupé aussi la fonction de responsable
de paroisse et elle a siégé à plusieurs comités
diocésains. Depuis quatre ans, elle travaille comme directrice
au Centre d'action bénévole pour des familles désunies.
Son expérience au Centre-Sud de Montréal l'a aidée
beaucoup. Elle uvre avec tout près de 430 bénévoles.
Pour Huguette, l'avenir sera beau. Cela ne l'inquiète nullement
que la communauté soit vieillissante et appelée à
disparaître sous sa forme actuelle. Elle est rassurée par
le nombre des personnes associées : 600 à travers la congrégation.
Elle voit d'un il favorable l'engagement des laïcs convaincus
et formés, à Longueuil, à devenir agents et agentes
de pastorale. Elle avait très peur d'entrer en communauté.
Elle ne savait pas à quel point cela lui donnerait une liberté
de pensée et d'action, alors qu'elle s'attendait à vivre
comme dans une prison. Ce fut tout l'inverse : ses voeux l'ont rendue
plus libre et la communauté l'a toujours appuyée dans
tous ses projets. Elle dit avoir été "gâtée"
d'une façon exceptionnelle; elle a déjà le centuple
promis, car les plus belles années de sa vie, elle les a vécues
en communauté. Elle remercie le Seigneur parce qu'autant elle
a eu peur d'y entrer, autant elle ne voudrait pas quitter la communauté.
 

Résumé
de l'entrevue de Soeur Yolande Laberge
Soeur
Laberge est originaire de la paroisse Saint-Chrysostome du diocèse
de Valleyfield. La famille comptait onze enfants dont deux sont décédés
en bas âge. Des neuf qui ont survécu, il y avait cinq garçons
et quatre filles. Après avoir perdu une première terre
pour défaut de paiement, son père cultivateur en avait
loué une autre, de l'autre côté de la rivière
Châteauguay, à Sainte-Martine. Les enfants devaient se
rendre à l'école du village en chaloupe, les garçons,
chez les frères des Écoles chrétiennes et les filles,
chez les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.
Soeur Yolande fait dater sa vocation de sa première communion
quand elle avait demandé à Jésus, sur la recommandation
de sa mère, de devenir religieuse. Comme elle avait été
membre de la Croisade eucharistique, elle avait pris l'habitude, quand
elle était en septième année à Sainte-Martine,
d'aller prier à l'église le midi en utilisant son petit
livre de croisée. Elle développa alors avec Jésus
une relation très intime qui marque encore sa façon de
prier. Quand elle fit une démarche à seize ans, pour entrer
en communauté, on lui recommanda de travailler un an et de revenir
présenter de nouveau sa demande, si elle était toujours
intéressée. Elle avait eu de bonnes enseignantes qu'elle
avait vu vivre en "bonnes amies" dans leur communauté
et s'était dit qu'elle aimerait ce genre de vie. Elle entra donc
en 1941 et ne trouva pas le noviciat difficile, ayant connu la vie de
pensionnaire. Elle fit profession en 1943.
La communauté lui accorda cinq années d'études
jusqu'au doctorat, tout en enseignant au primaire et au secondaire puis
à l'École normale de Saint-Lambert en 1956, où
durant six ans, elle prépara des religieuses et de grandes élèves
à devenir elles aussi enseignantes. Le gouvernement, par Monsieur
Arthur Tremblay, ayant averti les Écoles normales que les diplômes
seraient dorénavant remis par l'Université, il fallait
se préparer au changement. Ce fut difficile, mais en même
temps, ce fut une sorte de défi à relever, car il fallait
transformer l'institution qui devint en fait, avec l'autorisation du
ministère, le collège Durocher. Ce collège devint
par la suite une école secondaire qui reçoit aujourd'hui
plus de deux mille élèves sous la direction des laïcs.
Soeur Laberge y fut directrice générale de 1968 à
1981.
Alors qu'elle était encore directrice en 1979, on lui avait demandé
de collaborer à la formation de futurs prêtres, à
l'intérieur d'un comité constitué de trois prêtres,
d'un couple laïc et de trois autres femmes. C'était une
innovation à l'époque dans l'Église du Québec.
Elle travailla huit ans à cette oeuvre, accompagnant les futurs
prêtres au niveau de leurs études, de leur formation spirituelle
et pastorale. Leur accompagnement spirituel étant assuré
par des prêtres. Au moment où elle s'apprêtait à
partir en mission en Haïti en 1981, Mgr Hubert lui demanda s'il
pouvait compter sur elle pour ouvrir une école pour la formation
des agentes et agents de pastorale du diocèse et des laïcs
intéressés à poursuivre des études en théologie.
Elle y travailla donc pendant cinq ans comme adjointe de l'abbé
Gilles Raymond.
Elle a toujours eu un grand intérêt pour les démunis
et les pauvres. Elle fait partie du Groupe Solidarité Justice
SNJM depuis 1990. Ce groupe très engagé est en lien avec
tout ce qui regarde les pauvres et les questions de justice. Depuis
deux ans, Soeur Yolande est très sensible à la défense
des femmes et des enfants qui sont trafiqués à partir
de différents pays. Ce projet fait suite à une prise de
position collective de toute la Congrégation des S.N.J.M. Elle
a également travaillé à la CASA, qui accueille
de jeunes sans-abris.
Tout en se donnant à l'enseignement et à toutes ces oeuvres,
Soeur Laberge s'est beaucoup impliquée dans sa communauté,
en tant que supérieure provinciale et participante à des
chapitres généraux et provinciaux. Elle a également
écrit une biographie de leur fondatrice "Mère Marie-Rose"
dans la collection Célébrités et projette de publier
"Sur les pas de Marie-Rose", un ensemble de chroniques hebdomadaires
parues pendant quatre ans, dans le Semainier de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue
de Longueuil. L'un de ses plus beaux ministères fut d'animer
des retraites et des sessions pendant plus de quinze ans.
 

Résumé
de l'entrevue de Soeur Monique Thériault
Soeur
Monique Thériault est née à Montréal, dans
le quartier Hochelaga. Elle est la quatrième de six enfants,
quatre garçons et deux filles. Son père, venu de Saint-Jean-de-Matha
dans les Laurentides, a travaillé jusqu'à soixante-cinq
ans comme débardeur au Port de Montréal.
Soeur
Monique a toujours étudié chez les Soeurs des Saints Noms
de Jésus et de Marie, comme sa mère d'ailleurs qui était
enseignante. Très jeune, elle a eu le goût d'être
religieuse enseignante et s'est tout naturellement dirigée vers
cette communauté. Elle a d'abord fait sa pédagogie à
l'École normale de Valleyfield, puis elle a enseigné trois
ans dans une école élémentaire de Montréal.
Entrée à la maison mère de cette communauté
en 1953, elle y fit son noviciat où elle trouva le style de vie
assez sévère, car elle était plutôt indépendante.
Après son noviciat, comme elle avait étudié la
musique jusqu'au baccalauréat, elle l'enseigna durant une quinzaine
d'années jusqu'en 1971, dans différentes écoles
de la communauté et à Vincent-d'Indy qui était
autrefois l'École supérieure de musique. Cette école
avait été fondée par Soeur Marie-Stéphane
dans les années vingt, au pensionnat d'Hochelaga avant de déménager
à la maison mère, puis dans les nouveaux locaux sur la
montagne. Le cours s'étendait depuis la première année
jusqu'au baccalauréat inclusivement. Au fil des ans, des musiciennes
exceptionnelles s'y sont signalées, dont Soeur Jacques-René,
qui a beaucoup composé, puis Sur Reine Décarie,
une chanteuse qui aurait fait carrière à l'opéra
si elle n'était pas entrée en communauté. D'ailleurs,
l'enseignement de la musique s'était donné dès
les années de fondation à Longueuil où Mère
Marie-Rose avait engagé un professeur laïc. On avait même
emprunté le piano du curé pour ce faire.
Au Concile Vatican II, on demanda aux communautés de réviser
leurs constitutions. Dès 1967-1968, il y en eut une première
refonte suivie d'une deuxième en 1971. Pour sa part, Soeur Monique
passa une année avec une religieuse américaine à
retravailler les constitutions à partir de ce qui avait été
décidé au chapitre général de 1971. En ces
années-là, ce qui a rendu la situation difficile pour
les communautés religieuses, c'est que tous les changements sont
arrivés en même temps: le concile, la révolution
tranquille, la réforme de l'éducation qui a amené
une remise en question de leur mission d'éducatrices dans les
écoles. Presque du jour au lendemain, toutes leurs écoles,
entre autres, le collège classique, les écoles ménagères,
les écoles normales, les écoles de secrétariat,
tout était aboli. Le plus dramatique fut le fait que certaines
soeurs possédaient des doctorats, des licences et n'avaient plus
de débouchés parce que les religieuses n'étaient
pas les bienvenues dans les nouvelles structures. L'École de
musique Vincent-d'Indy a survécu parce qu'elle était en
dehors du système public et les soeurs pouvaient y continuer
leur mission d'éducatrices dans le domaine de la musique. Ce
fut donc un grand bouleversement à l'intérieur de la communauté.
À partir des changements et à partir des départs
des années '70, la communauté se posait donc beaucoup
de questions face à l'avenir, dont celle de retrouver une raison
d'être pour sa mission. Après avoir été supérieure
provinciale, Soeur Monique a écrit des articles et donné
des sessions, au niveau de toutes les communautés religieuses,
parce que toutes se posaient les mêmes questions au sujet des
départs et du manque d'entrées. Comme il n'y avait pas
de renouvellement à la base, comment pouvait-on envisager un
avenir ? Soeur Monique est convaincue que l'appel à la vie religieuse
va continuer, mais les modalités sont appelées à
changer beaucoup. Par exemple, à la C.R.C.Q., dont elle a été
la secrétaire générale durant huit ans, elle a
beaucoup travaillé avec les groupes communautaires et populaires,
avec des jeunes qui y étaient engagés mais qui, avec le
style de vie qui est le leur aujourd'hui et les possibilités
qui s'offrent à eux et à elles, n'optent pas pour les
communautés appelées traditionnelles. Par contre, ils
sont en train de bâtir autre chose, à partir de valeurs
qui sont semblables aux nôtres, mais vécues différemment.
Elle a confiance en l'avenir, car la vie religieuse a déjà
connu des transitions, des modèles différents mais elle
a toujours continué, apportant des innovations. Entre autres,
aujourd'hui, il y a celle de l'informatique et Soeur Monique, devenue
la coordonnatrice du site web de sa communauté, trouve qu'il
est primordial que les communautés et l'Église soient
visibles sur le web.
Puis, il y a maintenant beaucoup de collaboration entre les communautés.
Par exemple, un mouvement contre la traite des femmes et des enfants,
parti de Rome par l'Union internationale des supérieures générales,
amène des actions qui se font en concertation. La Revue "La
vie des communautés religieuses", devenue de puis quelque
temps EN SON NOM dont Sur Monique est la directrice depuis sept
ans, en est aussi un exemple, étant soutenue, parrainée,
financée par vingt-cinq communautés religieuses du Québec.
C'est une revue unique en Amérique, un projet important.
Évidemment, la vie n'est pas toujours rose, mais Soeur Monique
trouve que le fait de vivre avec d'autres en communauté, c'est
très précieux. Elle vit depuis trente ans dans de petits
groupes où les surs peuvent partager la Parole de Dieu,
partager leur vécu et se soutenir mutuellement. Le fait également
d'avoir le support de la grande communauté, pour elle, c'est
ce qui est le plus important et qui lui permet de continuer tout en
espérant dans l'avenir. Comme elle a une maîtrise en orgue
ainsi qu'une licence en musique de l'Université de Montréal
et a enseigné la musique pendant quinze ans, la musique pour
elle, c'est le plus beau passe-temps qu'elle puisse avoir. Elle a beaucoup
aimé l'orgue et trouve qu'il a une puissance que l'on goûte
particulièrement quand on en joue. Maintenant, elle en écoute
plus qu'elle n'en joue.
 

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