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Champlain
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Mgr
de Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr
Lartigue
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Montcalm
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LA
FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Soeurs
de Sainte-Croix
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Soeurs
de Sainte-Croix
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Fondateur
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Témoignage
religieux
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Elles
revêtent Ouverture d'un pensionnat pour jeunes filles, à St-Laurent, en 1847 Incorporation civile en 1851 |
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Soeur |
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Enseignement
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Père
Basile Moreau, C.S.C.
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Éducation
de la jeunesse
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Historique de la communauté La Congrégation des Marianites, devenue Les Soeurs de Sainte-Croix, est établie par Basile Moreau pour servir dans les maisons masculines des Pères et Frères de Sainte-Croix. Elles reçoivent une formation religieuse et, en 1841, elles portent l'habit et le nom religieux. Elles se consacrent aussi à l'éducation et aux soins des malades dans les maisons des Pères. En 1847, dans la paroisse St-Laurent du curé De Celles, elles ouvrent un pensionnat pour jeunes filles, dont 25 pensionnaires et 70 externes. Au début, les religieuses reçoivent des connaissances élémentaires et une formation à l'enseignement, du supérieur du Collège Saint-Laurent. En 1849, Léocadie Gascoin, Soeur Marie-des-Sept-Douleurs, sera supérieure des établissements du Canada durant 14 ans et deviendra supérieure générale de la congrégation et supérieure provinciale du Canada en 1857. Elles reçoivent leur incorporation civile en 1851 et acquièrent l'autonomie de la province canadienne en 1865. Elles dépendent alors de l'évêque et non plus du Mans, en France. En 1889, elles reçoivent l'approbation papale des constitutions canadiennes adaptées. De 1883 à 1889, elles ouvriront 14 nouvelles missions à Toronto, Ottawa, Sherbrooke, Kinston, Pontiac et dans 5 diocèses américains et recevront l'approbation définitive de l'Institut en 1897. Au Québec, elles ouvriront des pensionnats et externats à Montréal, Saint-Martin, Sainte-Scolastique, Saint-Ligori de Montcalm.
Résumé de l'entrevue de Soeur Guylaine Roquet
Elle ne pensait donc pas à la vie religieuse et, quand l'appel lui est venu, elle ne pensait pas davantage à l'enseignement, mais plutôt, influencée par l'Action catholique, aux oeuvres sociales. Elle a cependant "adoré l'enseignement" et les relations avec les jeunes. Quant à la vie religieuse, elle représentait une complète rupture avec le monde, par le costume, par les traditions, rupture également avec la famille, dont les visites étaient très limitées. Malgré tout, après deux années de formation, Soeur Guylaine sentit qu'elle était "faite pour ça" et ne l'a jamais regretté. Quand vint le Concile Vatican II en 1964, l'uniforme disparut, les 2/3 des religieuses, employées individuellement, étaient syndiquées et vivaient plus facilement en petits groupes dans des logements, près des gens, plutôt que dans des couvents. Ces changements répondaient à un désir de plusieurs religieuses, mais certaines y ont vu l'occasion de retourner "dans le monde" et ont quitté la communauté. Puis, vint le Rapport Parent en 1961 et, pour Soeur Guylaine, cinq années enrichissantes, auprès d'un groupe de personnes aux "points de vue très aérés", mais entraînant d'énormes responsabilités. Elle y était venue à la suite d'une série d'émissions sur la liberté en éducation, avec André Laurendeau, à Radio-Canada, où sa participation avait été remarquée. Les effets de cette Commission d'enquête du gouvernement sur l'éducation furent assez rapides, par la fondation du système public, avec la gratuité de l'enseignement jusqu'à l'université. Ce fut donc gratifiant; par contre, selon Soeur Roquet, la disparition des titulaires de classes fut "une maladresse", car elle eut pour effet de supprimer un encadrement nécessaire. De plus, les programmes répartis en cours de 45 minutes, où les matières de culture, comme la philosophie, la littérature et l'histoire, sont plus ou moins négligées, affectent la formation des étudiants qui ne sont pas sufisamment prêts pour entrer à l'université, selon les professeurs qui les reçoivent. Quel avenir pour les communautés religieuses? Soeur Guylaine fait la distinction entre "vie religieuse" et "congrégations religieuses". La vie religieuse peut se poursuivre sous des formes nouvelles. Quant aux cogrégations, leurs recrues viennent plutôt des pays de mission ou alors de femmes plus mûres, mais qui entrent peu nombreuses.
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