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Champlain
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Mgr de
Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr Lartigue
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Montcalm
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LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Petites Soeurs de l'Assomption
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Petites
Soeurs de l'Assomption
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Fondateur
et co-fondatrice
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Témoignages
religieux
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Congrégation
fondée
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Soeurs
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Au
service des pauvres
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Etienne
Pernet, A.A. (1824-1899)
Antoinette Fage (1824-1883) |
des
ouvriers et de leurs familles
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Historique de la communauté
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L'intuition d'un homme devant la misère causée par l'industrialisation naissante au 19e siècle, a donné naissance à une communauté de femmes qu'il voulait "religieuses et apôtres", consacrées à donner leur vie au service "des pauvres, des ouvriers et de leur famille". Antoinette Fage et Étienne Pernet, religieux Assomptionniste, ont fondé la Congrégation à Paris en 1865. Envoyées "aux pauvres, aux ouvriers et à leur familles", par un travail en proximité, pour leur manifester l'amour de Dieu, elles s'investissent avec eux pour qu'ils puissent prendre leur vie en main, grandir en humanité et découvrir leur dignité d'enfants de Dieu. Attentives tout particulièrement "à la famille", elles s'engagent avec d'autres pour que toute personne soit respectée dans ses droits fondamentaux. Le travail pour la justice et la paix fait partie intégrante de leur charisme. C'est en 1933 que les Petites Surs de l'Assomption arrivèrent au Canada, dans un contexte de crise économique, de chômage et de pauvreté. D'abord insérées dans le quartier Hochelaga à Montréal, par un travail à domicile comme travailleuses familiales, infirmières et travailleuses sociales, elles ont aussi été présentes rapidement entre autres, dans les quartiers Centre Ville et St-Henri. A l'extérieur de Montréal, elles ont uvré à Sherbrooke, à Valleyfield, Épiphanie, Mascouche, Hull et Gatineau, au Québec. En 1959, elles étaient appelées à Sudbury dans le moyen-nord Ontario pour travailler auprès des familles touchées par une grève de 9 mois dans les mines de l'Inco, et en 1971 dans les Réserves Indiennes de l'Ile Manitoulin avec mission de former des travailleuses familiales pour assurer un maintien à domicile des aîné(e)s autochtones. Aujourd'hui, conscientes d'une déshumanisation accélérée des personnes, des familles, des peuples, générée par le néo-libéralisme et aggravée par la mondialisation des marchés, les Petites Surs de l'Assomption continuent à travailler avec d'autres à la transformation de la société en partageant le "Souffle de Fraternité" qui les anime. Encore
présentes dans les lieux qui les gardent proches de la réalité
familiale et des milieux communautaires, sensibles à tout ce
qui touche la justice et la paix, elles vivent en communautés
et Réseau, à Montréal dans les quartiers Côte-des-Neiges,
Hochelaga, Centre-Sud, Centre-Ville, Cartierville, et Ahuntsic, ainsi
qu'à Sudbury, en Ontario. Au
Québec, elles sont quarante soeurs vieillissantes, mais il y
en a beaucoup dans d'autres pays comme en Afrique, aux Philippines et
à Madagascar..
Résumé de l'entrevue de Soeur Liette Nobert
Longtemps, elle résiste à l'appel de Dieu entendu vers l'âge de 10 ans. Pendant 5 ans, elle travaillera comme secrétaire à Trois-Rivières avant de répondre à cet appel. Le Dieu qu'elle avait découvert à la suite d'une classe de catéchèse sur l'Eucharistie, était un Dieu proche et aimant. Comment le faire connaître sans devenir missionnaire ? Dans les années '50, partir en mission signifiait être religieuse et, comme telle, enseigner ou travailler comme infirmière dans un hôpital, deux choses qui ne l'intéressaient pas. Elle fait des démarches pour se joindre à un institut séculier lorsque la lecture d'une petite revue lui fait connaître une communauté qui travaille sur le terrain, auprès des familles ouvrières dans le besoin, orientation qui lui plaît beaucoup. Elle prend donc contact avec la Congrégation des Petites Surs de l'Assomption et entre au noviciat de Ville LaSalle à 23 ans. Son noviciat fut une période assez intense bien que pas toujours facile. Son premier envoi en " mission " est Sudbury, ville minière du nord de l'Ontario. Elle y fera son cours d'infirmière. Elle y découvre la vie en petite communauté et le travail en équipe dans les familles d'abord comme auxiliaire familiale, puis comme Infirmière. En 1964, elle partira en France pour se préparer à ses vux perpétuels. Ces 6 mois d'approfondissement spirituel et de relecture de sa vocation l'amène à s'engager définitivement au printemps '65. La vie religieuse, comme tout autre mode de vie, ne va pas sans difficultés. Comme jeune femme en début de trentaine, elle s'était sérieusement questionnée sur sa continuité dans un engagement en vie religieuse en prenant conscience " d'être amoureuse " d'un homme qui partageait les mêmes sentiments qu'elle. C'est soutenue par des compagnes ouvertes et compréhensives qu'elle poursuivra sa route, convaincue d'être là où Dieu l'invitait. De retour au Canada, c'est à Sudbury qu'elle poursuit sa mission tout en assumant différentes responsabilités au sein de sa communauté. Ce sont les années du Concile Vatican II et de la transformation de la vie religieuse avec entre autre, adoption d'un costume contemporain et reprise du nom civil. Au Québec, c'est la Révolution tranquille. Le Gouvernement reprend à son compte les uvres misent sur pied par les communautés religieuses avec la collaboration de celles-ci. Notre travail dans certain milieu devient projet pilote pour la mise sur pied des C.L.S.C. Sur Liette rentre à Montréal et pendant trois ans, travaille comme infirmière bénévole aux Services Familiaux du Quartier St-Henri. En '75, elle accepte d'aller travailler dans les Réserves Indienne de Birch Island et de Wikwemikong sur l'Ile Manitoulin, en Ontario. Depuis quelques années, une petite communauté s'y était installée à la demande du Chef de la Bande, avec mission de former des " Homemakers " qui assureraient une présence à domicile auprès des personnes âgées. Elle y travaillera pendant six ans après quoi, elle revient à Pointe-Gatineau pour s'occuper de formation et travailler dans un organisme communautaire avec les familles d'un secteur défavorisé à tout point de vue. Elle y uvre 12 ans puis revient à Montréal dans le quartier Cöte-des-Neiges où une communauté est insérée au milieu des familles immigrantes. Finalement, sa mission l'amènera à être au service de sa congrégation comme responsable provinciale avant de rejoindre une petite communauté vivant aujourd'hui dan le quartier Hochelaga Maisonneuve. Comment
entrevoit-elle l'avenir?
Résumé de l'entrevue de Soeur Pauline Baril
Durant sa onzième année à St Edouard, son père lui demanda d'aller travailler pour aider à payer les études de ses frères. Elle n'avait que seize ans. Elle accepta mais trouva injuste que les garçons soient privilégiés. Elle travailla 2 ans dans un bureau d'assurances, tout en continuant ses études le soir. Les voyages la fatiguaient, ses parents lui offrirent alors de travailler à l'hôpital Notre- Dame, où elle pouvait demeurer sans voyager. Vécu comme un rejet de sa famille, plus tard, elle considéra cet événement comme une grâce puisqu'elle devint plus autonome. Assignée aux archives, elle étudiait en même temps pour obtenir son diplôme d'archiviste. Le goût de devenir infirmière lui vint en 1948. À l'occasion d'une maladie elle dut être hospitalisée. Le dévouement des infirmières et les études d'anatomie qu'elle faisait pour obtenir son diplôme d'archiviste la conquirent. Elle s'inscrivit à l'école des d'infirmières et a beaucoup aimé les études, le travail et la relation avec les malades. Elle connut quelques garçons dont un, qu'elle aima particulièrement, mais à l'occasion d'une retraite, elle mis fin à cette relation. D'infirmière, elle voulut devenir médecin et s'inscrivit à l'université le soir, tout en travaillant. Suite à une chirurgie, une anémie sévère l'obligea à un repos prolongé. Devenir médecin missionnaire était son désir, mais elle voulait aussi répondre à l'amour de Dieu et faire connaître cet amour pour chacun et chacune de nous. La lecture d'un livre sur le fondateur des Petites Surs de l'Assomption et son oeuvre, l'amena à abandonner ses études et à entrer dans cette communauté. Elle avait 27 ans. Au premier abord, l'adaptation fut difficile le premier noviciat étant une année 'cloîtrée'. La deuxième année les surs allaient dans les familles soigner les malades et voir si ce genre de vie leur convenait. Tout alla donc très bien jusqu'au jour où le désir de retourner aux études médicales refit surface. Après un long temps de lutte elle renonça à ce désir et la paix revint. Lors
de sa profession religieuse, Sur Pauline fut nommée à
Saint Henri dans une maison qui s'ouvrait. Elle eut de nouveau des problèmes
de santé et vécut une difficulté qu'elle ne pouvait
exprimer. Elle demanda un signe au Père E. Pernet fondateur de
la Congrégation et put constater le souci de ce dernier pour
les plus démunis. Elle travaillait dans une famille pour la naissance
d'un enfant, et constata la détresse financière de celle-ci
. Les démarches faites auprès des avocats, n'avaient rien
donné. Sur son conseil, les parents rencontrèrent le gérant
de la Caisse Populaire dix minutes avant l'arrivé de l'huissier
pour la vente des meubles. A 2 heures, en 2 minutes, avant l'arrivée
de toutes autres personnes, la vente fut conclue et le couple put demeurer
dans le loyer n'ayant qu'une légère dette de $ 52.oo à
la Caisse Populaire. A partir de ce moment elle n'eut plus de doute
sur sa vocation. Par la suite, s'étant mise en disponibilité, elle changea plusieurs fois de maison. Au cours de cette période, elle connut à nouveau un temps de grande noirceur. Le soutien de ses surs et leur encouragement à continuer son travail dans les familles l'ont aidée à s'en sortir. Les changements apportés par le Concile répondaient à une société qui se laïcisait. Les religieuses devenaient plus responsables de leur vie. En ce qui concerne l'avenir, Sur Pauline demeure sereine et confiante que l'Esprit Saint suscitera ce qu'il faut pour répondre aux besoins d'ici. Avec ses surs elle à contribué à mettre sur pied les CLSC. Elle trouve nécessaire aujourd'hui que les soins à domicile soient mieux organisés. Sur
Pauline, vient de fêter 50 ans de vie religieuse. Elle se dit
heureuse dans sa vocation et est dans l'action de grâce pour l'appel
reçu. Elle est aussi reconnaissante envers sa Congrégation
qui lui a fait confiance et l'a aidé à grandir tant sur
le plan humain que spirituel.
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