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Champlain
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Mgr
de Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr
Lartigue
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Montcalm
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LA
FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Pères
Jésuites
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Compagnie
de Jésus
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Fondateur
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Témoignages
religieux
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Fondation: 1540 Petit
catéchisme en «sauvageois» Arrivée à Québec en 1625 Arrivée à Montréal en 1642
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Pères |
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Enseignement
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Saint Ignace de Loyola
1491-1556 |
Prédication
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Historique de la compagnie En 1540, le pape Paul III autorise la création d'un nouvel ordre religieux, la Compagnie de Jésus. Ces religieux déjà prêtres avaient prononcé leurs voeux en 1534 et avaient, comme chef spirituel, Ignace de Loyola. Ce dernier voulait que les membres du nouvel ordre demeurent disponibles, prêts à être envoyés aux quatre coins du monde, selon les missions reçues du pape. Plusieurs parmi eux participeront au Concile de Trente de 1545 à 1563. Assez tôt, l'apostolat des collèges et de la formation de la jeunesse prendra beaucoup d'importance pour eux. En 1611, Mme de Guercheville, bien connue à la cour de France, obtient de l'argent pour permettre à deux jésuites,le père Biard, un savant, et le père Massé, un ascète, de se rendre en Nouvelle France; ils y débarquent à Port-Royal et, dès 1612, ils produisent un petit catéchisme en "sauvageois". À la demande de Champlain, les pères Ennemond Massé, Jean de Brébeuf, Charles Lalemant et deux frères coadjuteurs arrivent à Québec, le 15 juin 1625, accompagnés d'un franciscain, le père Joseph de la Roche d'Aillon qui leur offre l'hospitalité. Le vice-roi Ventadour leur procure une concession et, dès 1635, les Jésuites fondent le Collège de Québec. À Ville-Marie (Montréal), en 1642, ils sont les seuls pasteurs jusqu'à l'arrivée des Sulpiciens en 1657. Ils ouvrent une école latine pour 15 élèves; c'est le cours classique, mais incomplet. Sur les rives de la baie Georgienne (Ontario), ils construisent Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, centre de rayonnement dans la région (1639-1649). Jean de Brébeuf et quatre compagnons y seront torturés et tués à cause de leur foi; nous les appelons les saints Martyrs canadiens. En 1750, il y avait 23,000 jésuites dans le monde et, en 1760, quatre ans avant la dissolution de la Compagnie en France, ils auront 578 collèges. En 1773, l'année de la suppression de la Compagnie par le pape Clément XIV, ils dirigent 800 institutions d'enseignement secondaire, dont un collège à Montréal. Ils sertont rétablis dans le monde en 1814. De retour au Canada en 1842, les Jésuites fondent, en 1848, le Collège Sainte-Marie où loge la première École de droit de 1851 à 1867; en 1863, il était fréquenté par 56 élèves, dont 17 au barreau et 8 au notariat. La chapelle du Gesù, vite devenue un centre pour prédications et conférences, fut ouverte en 1865. Du Collège Sainte-Marie, naîtront le Loyola College pour anglophones en 1896 (son fondateur est le jésuite Gregory O'Brien) et le Collège Jean-de-Brébeuf, en 1928. Il y a actuellement
dans le monde 20,000 jésuites dispersés dans plus de cent
pays. www.jesuites.org
Le 7 septembre 1936, il entrait au noviciat des Jésuites à Montréal. Se souvenant des relations sociales avec des amis protestants anglophones, il dit au Seigneur: "Si c'est ta volonté, plus tard, je souhaiterais travailler auprès des protestants. " Cette idé ne le quitta jamais. Ordonné prètre en 1949 par l'archevêque de Montréal, il complétait sa formation jésuite en 1951. Stimulé par une recherche menée au cours de ses études en théologie, le Père Beaubien fondait, en janvier 1952, un organisme inédit nommé Catholic Inquiry Forum qui s'adressait plus spécifiquement aux non-catholiques désireux de se renseigner sur la foi et les pratiques catholiques. Peu à peu, il s'adjoignit une équipe de collaborateurs bénévoles. Le travail comprenait consultations, conférences, prédication, collaboraiton avec les médias, publications, etc. En 1957, il s'inscrivit au Centre International Lumen Vitae à Bruxelles pour y parfaire sa théologie, réfléchir et donner suite à son oeuvre. Après huit mois de cours, il entreprit une série d'entrevues avec des personnes sensibilisées à l'esprit oecuménique, entre autres avec le Père Yves Congar, O.P. En Suisse, il visita le Conseil oecuménique des Églises. À Rome, il eut des entretiens avec des confrères jésuites à l'Université Grégorienne et à l'Institut Biblique. En 1958, le père Beaubien mit discrètement en marche un groupe de dialogues entre six protestants, un orthodoxe et un anglican, d'une part et sept prêtres catholiques chosis sur le volet d'autre part. Un an plus tard, il rassembla une équipe de huit théologiens anglophones ou bilingues pour inaugurer un dialogue interconfessionnel avec les membres de la Faculty of Divinity à l'Univeristé McGill. Il s'y développa un climat d'amitié et de respect mutuel. En 1962, le cardinal Paul-Émile Léger accepte de publier une lettre ouverte ayant pour titre: Chrétiens désunis/Christians disunited. Elle fut lue dans toutes les églises et chapelles catholiques de l'archidiocèse. Il devenait alors possible d'agir au grand jour. Puis, l'archevêque forma une commission diocésaine d'oecuménisme dont il confia la présidence au père Irénée Beaubien. Grâce à cette ouverture, le Conseil oecuménique des Églises de Genève décida de tenir, à Montréal, en juillet 1963, sa quatrième conférence mondiale de Foi et Constitution/Faith and Order. Le Père fut invité à siéger au comité local d'organisation. À l'automne 1963, avec l'approbation du cardinal Léger, le Père Beaubien fonda un cen tre diocésain d'oecuméniosme sur la rue Drummond avec les buts suivants: entreprendre un travail d'éducation à l'esprit oecuménique, intensifier les relations interconfessionnelles, renouveler la formule de prière pour l'unité des chrétiens, susciter des projets interconfessionnels au profit des gens démunis. En 1967, à l'occasion de l'Expo universelle à Montréal, sur la terre des hommes existait un Pavillon chrétien/Christian Pavilion qui réunissait les sept principales Églises chrétiennes du Canada pour donner un seul et mmême thémoignage de l'Évangile. Les évêques catholiques du Canada se dotèrent d'une Commission épiscopale d'oecuménisme et demandèrent au père Beaubien de greffer sur le Centre d'oecuménisme un secrétariat national qui prit le nom d'Office national d'oecuménisme. Au même moment s'organisa à Toronto un secteur anglophone pour les diocèse d'expression anglaise . Ces deux secteurs prirent des initiatives oecuméniques avec les membres de Conseil Canadien des Églises. C'est ainsi que fut créé en 1968 un Groupe Mixte de Travail/Joint Working Group. La même année, Paul VI nomma le père Beaubien consulteur auprès du Secértariat pour l'Unité des Chrétiens. Lepère participa à de nombreuses rendontres oecum.éniques en Europe entre autres à Mosciou. En 1972, il oganisa à Montréal un colloque sur le pluralisme dont les travaux furent publiés aux Éditions Fides. En 1973-75, il anima un comité mixte de recherche sur les relations entre francs-maçons et catholiques au Québec. En 1971, il contribua au lancement d'un dialogue bilatéral entre l'Église anglicane du Canada et l'Église catholique. En 1975, face à des difficultés de financement, le Centre d'oecuménisme de Montréal et l'Office national durent se fusionner et prirent le nom légal de Centre Canadien d'Oecuménisme/ Canadian Center for Ecumenism. En juin 1984, après avoir assuré la stabilité et la continuité du Centre canadien d'Oecuménisme, le père Beaubien quittait la direction du Centre pour se mettre entièrment au service des "non-pratiquants". Le vendredi 28 septembre 1984, il convoqua une conférence de presse dans le hall de la salle du Gesù et annonça l'ouverture d'un nouveau service public nommé Sentiers de Foi. Au cours de la semaine, plusieurs médias communiquèrent la nouvelle de façon sympathique. Le lundi suivant, le téléphone ne dérougissait pas à Sentiers de Foi. La preuve était faite: le nouveau service répondait à des attentes. En juin 1995, le père Beaubien quittait ses fonctions de directeur-fondateur de Sentiers de Foi. C'était son désir de transmettre à d'autres le soin de prendre la relève. L'optimisme du père Beaubien et son audace reposent avant tout sur le don de la foi et sur sa conviction que l'Esprit du ressuscité est toujours à l'oeuvre en chaque être humain et dans le monde.
Résumé de l'entrevue du Père Marcel Lapointe
Il choisit les Jésuites parce que ses relations avec eux avaient toujours été très bonnes; en classe, il les trouvait savants et ouverts mais sévères, ce qui aurait pu être un obstacle. Pourtant un jour qu'il était resté au collège Sainte-Marie jusqu'en juillet, il traversa le couloir entre le collège et l'église du Gésu, et se sentit appelé. «J'ai été pris». Les Jésuites, à cette époque, avaient une piètre opinion des artistes qu'ils considéraient flâneurs, peu disciplinés, mais ils l'ont quand même laissé peindre et, tout en enseignant les lettres, il enseigna également l'art, en classe. Quand, après ses études de théologie, il demanda d'entrer à l'école des Beaux Arts, on lui répondit : «Des artistes, on en a un tous les vingt-cinq ans et actuellement, on en a déjà un». De plus, alors que les frères pouvaient s'adonner plus facilement à ce genre d'activités, les pères étaient destinés à l'enseignement. On lui accorda quand même cette autorisation et il donna des cours au studio d'arts plastiques du collège Brébeuf. Il fut donc d'abord peintre, mais il s'intéressa par la suite à la gravure, après avoir visité une exposition où il fut «happé» par elle. L'école des Beaux Arts lui ouvrit de nouveau ses portes pour cette discipline, après une rencontre avec Monsieur Albert Dumouchel. Ce fut alors au Gésu-Centre-de-créativité, où il est encore maintenant qu'il transmit ses connaissances et son enthousiasme. Il était et est encore très près des jeunes avec lesquels créait des liens, mais il préférait les écouter et répondre à leurs questions plutôt que de leur imposer ses propres vues, si bien qu'ils ne le prenaient pas pour un prêtre et le croyaient «marié et heureux père de huit enfants». Son apostolat consiste donc à accepter l'autre, à être très bon et patient. A-t-il eu des disciples? Il semble que non. On naît artiste. L'art est un don qui ne s'impose pas. En gravure, il faut être très précis; tout ne peut être gravé, car la gravure change les images. Pour sa part, il fait de la gravure, mais il se sert aussi de la plume et du crayon, cependant il ne fait pas de sculpture. Il s'adonne aussi à l'écriture; ainsi il écrit son journal tous les jours. Il s'est beaucoup réalisé dans cette vocation, grâce à la Compagnie de Jésus et à ses confrères en communauté. Le concile Vatican II n'a pas eu d'influence sur lui, il l'avait en quelque sorte devancé, quand, avant l'heure, il avait entrepris de dire la messe en français, mais il dut revenir au latin quand ses supérieurs le lui demandèrent. Son seul souhait est de continuer à faire ce qu'il fait maintenant, du mieux qu'il peut, aussi longtemps que la santé le lui permettra.
Résumé de l'entrevue du Père René Latourelle
Le Père Latourelle fit ses études classiques au collège Sainte-Marie où il prit sa vocation auprès de professeurs témoins, attiré par l'apostolat dans l'enseignement, au coeur de la Compagnie de Jésus qui avait le vent dans les voiles à l'époque. «Je voulais être comme eux.» C'était aussi au moment de la béatification des saints Martyrs canadiens. Seize ans de formation, durant lesquels il obtint trois licences (littérature, philosophie et théologie) lui permirent de connaître davantage la compagnie et de recevoir l'ordination sacerdotale du Cardinal Paul-Émile Léger à trente-deux ans. C'est également durant ces années, en 1948, qu'il fonda la revue «Jésuites canadiens», un moyen de recueillir des fonds pour subvenir aux besoins de trois cents scolastiques. Ses auteurs préférés étaient alors Péguy, pour son Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, Pascal, saint Augustin, Tolstoï, Dostoïevski, Claudel et Mauriac, de grands écrivains qui savaient sonder l'abîme de l'être humain. Il reçut lui-même le premier prix «David» pour deux thèses dont l'une sur Jean de Brébeuf. Après six ans de formation, la Compagnie lançait ses scolastiques dans l'enseignement. C'est alors que le Père Latourelle enseigna au collège Brébeuf à des élèves tout simplement «éblouissants» dont les noms devinrent très connus de la société québécoise. Après cette première expérience dans l'enseignement, il poursuivit ses propres études à la l'Université Grégorienne de Rome où il écrivit sa thèse sur un sujet qui n'avait pas encore été abordé, la Révélation, thèse traduite dans plusieurs langues et publiée chez Desclée de Brouwer en 1962. Un enjeu du Concile! Il retourna à l'Université Grégorienne après un séjour de deux ans au Québec, cette fois pour y enseigner; il y fut aussi doyen, premier Jésuite non européen à assumer cette tâche. Ce fut pour lui l'occcasion d'une réforme de cette institution qui n'avait pas alors les structures d'une université, mais plutôt celles d'un grand séminaire où il n'y avait aucune collégialité. Alors qu'auparavant, il n'y avait au baccalauréat que trois semestres d'exégèse, depuis, la licence spécialisée fut étendue sur deux ans. D'autres spécialisations furent ouvertes, en tout huit. Ouverture aussi à toutes les communautés. On admit un plus grand nombre d'étudiants à la licence et au doctorat; lui-même en dirigea soixante. Des professeurs de l'extérieur furent invités dont Joseph Ratzinger, le futur pape Benoît XVI. En ouvrant le Concile Vatican II, le pape Jean XXIII voulait changer le visage de l'Église et rassembler les Églises chrétiennes; c'était un concile pastoral. Par la suite, Paul VI fut un pape qui «laissait parler les prêtres librement», mais il n'y eut «pas de véritable collégialité». Le Père Latourelle reconnaît que le Concile fut l'occasion d'acquis énormes, mais que la place accordée à Jésus-Christ y fut insuffisante. La théologie fondamentale, fondements du christianisme, y fut oubliée. Le Père, pour sa part, a écrit, avec une centaine de collaborateurs, un dictionnaire de Théologie fondamentale qui a été traduit en cinq langues et publia lui-même vingt-quqtre ouvrages. Le pape Benoît XVI veut donner la priorité à l'oecuménisme. Avec le temps, des murs se sont élevés entre l'Église catholique et les Églises protestantes. La tâche n'est pas facile. Au Québec même, on a connu une «Église arrogante, autoritaire». Il faut se placer sur la voie du pardon. L'avenir de l'Église repose sur la personne du Christ. Le Père Latourelle a déjà donné sept sessions sur ce thème, s'adressant à une vingtaine de diocèses, regroupant une soixantaine de prêtres. Il faut évangéliser notre société qui souffre d'ignorance religieuse, l'ouvrir aux mystères chrétiens, aux valeurs de la foi chrétienne, les valeurs humaines étant insuffisantes, faisant la distinction entre spiritualité et religion. Il faut faire confiance aux petits groupes. L'Amérique du Sud qui n'a pas de tradition religieuse se tourne facilement vers les évangélistes, mais en Inde et en Afrique, l'évangélisation a porté des fruits. Le Père Latourelle est Grand Officier de l'Odre national du Québec et Officier de l'Ordre du Canada. Il dit n'avoir jamais douté de sa vocation, n'avoir jamais connu de moments de désespérance. Son sacerdoce consiste à faire la volonté de Dieu. |
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