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o Ministre
de l'Éducation
o Fondation Paul-Gérin-Lajoie
o Assemblée nationale
o Manoir Montmorency-Discours
o
Premier titulaire du poste de
ministre de l'Éducation du Québec (1964-1966)
En qualité de ministre de l'Éducation, monsieur Paul Gérin-Lajoie
fut responsable de la grande réforme du système d'éducation
au Québec au cours des années 1960-1966. Il a été
notamment responsable de la formation de la Commission royale d'enquête
Parent sur l'éducation, de la loi 60, de la création du
premier ministère de l'Éducation au Québec et de
l'Opération 65 qui amena la création d'écoles secondaires
régionales à travers le territoire du Québec.
Monsieur Gérin-Lajoie a encouragé la coopération
internationale du Québec dans les domaines de l'éducation
et de la culture. Initiateur et signataire des premiers accords de coopération
entre le Québec et la France, il contribua au développement
de liens durables avec plusieurs pays francophones en Afrique et en
Europe.
Monsieur Paul Gérin-Lajoie a, en outre, stimulé la participation
active des enseignants québécois aux programmes canadiens
de développement international. Il a agi également comme
président de la Conférence du Commonwealth sur l'éducation,
en 1964 et a été, dès 1961, l'un des pionniers
du concept de la Francophonie. (source : Nicole Blouin)

o
Fondation Paul-Gérin-Lajoie
La Fondation Paul-Gérin-Lajoie constituée en 1977 s'est
imposée, depuis sa création, à la communauté
francophone internationale comme une organisation non gouvernementale
d'avant-garde dans le domaine de la coopération avec les pays
du Tiers-Monde pour le développement de l'éducation de
base (l'éducation primaire). En dix ans, plusieurs dizaines de
milliers d'enfants en Afrique et en Haïti ont poursuivi leurs études
primaires dans des écoles ainsi soutenues par la Fondation Paul-Gérin-Lajoie.
La Fondation Paul-Gérin-Lajoie vise la valorisation des ressources
humaines locales. Les intervenants canadiens, qui agissent à
titre de conseillers et d'animateurs, établissent un véritable
partenariat avec les milieux scolaires d'Haïti, du Mali, du Niger,
du Sénégal, du Burkina Faso et du Bénin.
Au Canada, la Fondation a poursuivi un objectif parallèle et
interrelié: celui d'aider les enfants des écoles primaires
à s'ouvrir aux réalités internationales, à
améliorer la maîtrise de la langue française et
à s'initier aux valeurs du partage et de l'échange avec
les enfants des milieux les plus démunis du monde. La dictée
P.G.L. qui mobilise des centaines de milliers d'écoliers, d'enseignants
et de parents d'élèves et qui jouit d'une grande notoriété
dans les écoles du Québec et de l'ensemble du Canada,
est une initiative que l'on doit à monsieur Paul Gérin-Lajoie.
(source:
Nicole Blouin)

o
À l'Assemblée nationale, le mercredi, 17 novembre 2004
15
heures:
. Présentation et adoption d'une motion conjointe en reconnaissance
à monsieur Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du poste
de ministre de l'Éducation, de 1964 à 1966.
. Intervention du ministre de l'Éducation, monsieur Pierre Reid
. Intervention du chef de l'opposition officielle, monsieur Bernard
Landry
. Intervention de la députée de Lotbinière.
16
heures:
Cérémonie
en hommage à monsieur Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire
du poste de ministre de l'Éducation de 1964 à 1966, sous
la présidence du vice-président de l'Assemblée
nationale, monsieur William Cusano, au salon de la présidence.
.
Allocution du vice-président de l'Assemblée nationale,
Monsieur William Cusano
. Signature du livre d'or et photographies officielles
. Allocution du président de la Fondation du Patrimoine laurentien,
monsieur Pierre F. Côté
.
Allocution de monsieur Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du
poste de ministre de l'Éducation, de 1964 à 1966

o Au Manoir Montmorency, le 17 novembre 2004
19 heures :
o
Mot de monsieur Pierre F. Côté
o
Mot de Mgr Couture
o
Mot du Ministre de l'Éducation, monsieur
Pierre Reid
o
Mot du chef de l'opposition officielle,
monsieur Bernard Landry
o
Mot de Sur Guylaine
Roquet, C.S.C.
o
Dicours
de Paul Gérin-Lajoie, ministre-honoraire de l'Éducation,
nov. 2004
o
Résumé du discours de Monsieur Pierre F. Côté,
c.r.
président de la Fondation du Patrimoine laurentien
Monsieur
Côté, président de la Fondation qui se consacre
à la sauvegarde de la mémoire de personnalités
et d'institutions ayant marqué l'histoire récente du Québec,
rappelle le but de cette rencontre-hommage à Monsieur Paul Gérin-Lajoie
qui est de souligner l'anniversaire de la création, il y a quarante
ans, du Ministère de l'Éducation grâce auquel «le
Québec dispose aujourd'hui d'un réseau d'enseignement
et de recherche relativement complet, dont la qualité se compare
à celle des pays les plus avancés.»
Il
poursuit: «Notre présence ici est l'occasion d'exprimer
notre gratitude et aussi de poursuivre nos réflexions sur la
mission fondamentale mais jamais complètement réalisée
qu'est celle de l'éducation.» Monsieur Côté
annonce le projet de la Fondation de mettre sur pied les «Conférences
Georges-Henri-Lévesque» en collaboration avec l'Université
Laval et compte sur celle du gouvernement.
Il
rappelle également que l'hommage à Monsieur Paul Gérin-Lajoie
a pris la forme d'un décret signé par le Premier ministre,
l'instituant ministre honoraire de l'Éducation pour ces deux
journées, dont celle-ci et celle de la veille, à l'Assemblée
nationale et à l'Université Laval. Il remercie toutes
les personnes qui ont collaboré à leur mise en place,
particulièrement le personnel du ministère de l'Éducation


o Résumé du discours de Monseigneur Maurice Couture
Monseigneur
Couture rapelle la formation, par la Fédération des collèges
classiques, du comité dont l'objectif était leur orientation
face à l'instauration des cégeps. Réuni à
l'été 1966, le comité présentait son rapport
en septembre.
Monseigneur souligne que l'Église a dû s'adapter au Rapport
Parent présidé par le vice-recteur de l'Université
Laval, mais que, contrairement aux manifestations qui avaient eu lieu
en France pour protester contre la politique du gouvernement à
l'endroit des instituions privées, il y eut, au Québec,
collaboration entre l'Église et le gouvernement. On avait compris
de part et d'autre «que l'avenir de l'éducation demandait
des renoncements de notre part, un respect aussi pour ce qui avait été
réalisé.»


o Extraits du discours de Monsieur Pierre Reid,
ministre de l'éducation
«Il nous apparaît aujourd'hui naturel que l'école
soit gratuite et à la portée de tous, que les commissions
scolaires, les cégeps et les universités soient accessibles
à tous les ordres d'enseignement dans toutes nos régions
et qu'il y ait un ministère pour chapeauter toutes nos actions
en éducation. Pourtant, il y a quarante ans à peine (
)
tout cela n'était que des rêves. Monsieur Gérin-Lajoie,
vous avez eu la volonté et l'intelligence de transformer les
rêves de toute une société en une réalité
vivante.»
«
Pendant près de trois mois, vous avez parcouru le Québec
de long en large pour répondre à une question simple :
'Pourquoi le Bill 60?' Et vous avez réussi, par la force de vos
arguments, à faire tomber une à une les réticences.
Pour ces raisons, l'opération "55" est un de vos faits
d'armes. Elle a permis de compléter la création de 55
commissions scolaires régionales catholiques et de neuf commissions
scolaires protestantes.»
«La
création du Ministère de l'Éducation et, par la
suite, celle des commissions scolaires régionales, du réseau
d'enseignement collégial et de l'Université du Québec,
sont autant d'outils qui ont permis de doter notre société
d'un système d'éducation moderne où chacun peut
poursuivre ses études jusqu'au niveau d'études qui correspond
à ses capacités, à ses goûts, à ses
aptitudes. Cet héritage est un bien précieux pour le Québec
et il est du devoir du gouvernement actuel et de son ministre de l'Éducation,
de préserver cet héritage.»
«Il y a plus de quarante ans maintenant, Monsieur le Ministre
honoraire, vous étiez convaincu que l'éducation ne devait
plus être réservée à une minorité
privilégiée et qu'elle devait devenir un instrument pour
assurer l'égalité des chances au Québec. L'honneur
qui vous échoit est pleinement mérité et c'est
avec beaucoup de fierté que je partage aujourd'hui avec vous
le titre de ministre de l'éducation. Merci!»


o
Résumé et extraits du discours de Monsieur Bernard Landry,
chef de l'Opposition officielle
«Pour que le chef de l'Opposition rende un hommage enthousiaste,
sans réserve et complet au ministre, il faut qu'il soit honoraire.
(
) Paul Gérin-Lajoie est un des hommes les plus importants
de l'histoire du Québec.»
«Il
a changé le cours de cette histoire et l'on pourrait le dire,
même de façon rigoureuse, à la lumière des
analyses de l'École historique de Montréal des auteurs
Séguin et Brunet qui nous ont démontré qu'une grande
partie des cent cinquante dernières années ont consisté
à effacer les dommages directs et collatéraux de la conquête.»
Monsieur Landry souligne qu'au moment de la conquête, «70%
des hommes et des femmes de la Nouvelle-France savaient lire, écrire
et compter», alors que soixante-dix ans plus tard, ils n'étaient
plus que 30%. «Nous avions alors perdu notre système d'éducation:
proclamation royale, Institut royal, tout ça c'était bien
beau. Il y a eu un système d'éducation, mais avec deux
petits défauts pour les Québécois et les Québécoises
du temps, il était protestant et anglophone.»
«Nos
ancêtres ont donc eu à faire le choix entre l'assimilation
et l'ignorance. Ils ont refusé l'assimilation et essayé
d'éviter l'ignorance et il y a eu évidemment le grand
rôle supplétif de l'Église catholique qui, si elle
n'avait pas été là, il ne serait resté en
partage que l'ignorance.» Ce qui fait dire à Monsieur Landry
que l'expression 'grande noirceur' pour cette période est illogique,
car «comment de la nuit noire aurait pu surgir la lumière?
Parce que la lumière, c'étaient Paul-Gérin Lajoie,
Jean Lesage, René Lévesque, Georges-Henri Lévesque
et beaucoup d'autres.»
Monsieur Landry souligne alors le courage que leur combat a demandé
à Messieurs Gérin-Lajoie et Arthur Tremblay pour persévérer,
malgré les obstacles majeurs rencontrés auprès
d'un premier ministre qui a heureusement changé d'idée
et du chancelier de l'Université de Montréal. Quand Monsieur
Gérin-Lajoie est devenu premier ministre de l'Éducation
au Québec, le niveau d'éducation était l'un des
plus bas en Occident, mais, grâce à son action, il s'est
opéré un virage aux niveaux de l'économie, de la
technologie et de la culture. Aujourd'hui, une des seules façons
de surmonter les difficultés économiques et sociales de
l'effondrement démographique, c'est que les jeunes produisent
deux fois plus et que l'uvre de Paul Gérin-Lajoie se poursuive.


o
Extraits du discours de Soeur Guylaine Roquet, C.S.C.
Soeur
Roquet souligne que la leçon d'histoire de Monsieur Landry a
touché «toutes les fibres de notre cur et de notre
fierté.» Cependant, elle fait remarquer quelques erreurs,
dans les discours précédents, car «ce n'est pas
parce que Monsieur Gérin- Lajoie a été le premier
Ministre de l'éducation qu'il mérite un hommage, c'est
parce qu'il a été un 'remarquable' Ministre de l'éducation.
Il aurait été le cinquième qu'il aurait mérité
cet hommage. L'autre chose qui m'a frappée, c'est qu'on a beaucoup,
beaucoup parlé des bâtisseurs, des entrepreneurs de ce
système d'éducation. Moi, j'aimerais bien vous parler
de ceux qui ont fait les clous, parce que ce système s'est bâti
sur des clous qui avaient été préparés pour
la Commission Parent.» De Mgr Parent elle dit que «sa plus
grande qualité c'était son sens de l'humour», surtout
chaque fois que la température montait dans les discussions.
S'adressant
à Monsieur Gérin-Lajoie, elle lui dit : «Vous avez
travaillé pendant cinq ans. Le mandat que vous avait donné
le gouvernement était immense. Il touchait tous les aspects de
l'éducation, les aspects financiers, organisationnels, pédagogiques,
politiques, juridiques.» Elle ajoute «au cours des voyages
que nous avons faits, nous essayions toujours de rencontrer les étudiants
québécois qui étudiaient dans les universités.
Ils avaient tous un seul mot à la bouche : 'Nous avons hâte
de revenir. Il y a des choses à bâtir au Québec.'»
À propos de l'Université du Québec, elle complète
sa pensée : «L'Université du Québec qui,
d'après moi, est un joyau de ce système, ce n'est pas
nous qui l'avons pensé, c'est votre équipe au ministère.
C'est vous qui l'avez pensé avec vos proches collaborateurs,
c'est vous qui l'avez mise sur pied et ne serait-ce que pour ça,
il faudrait qu'on vous soit très reconnaissants.» Mais
elle déplore : «Je me demande si ces armées de fonctionnaires
ne finissent pas par se piler sur les pieds. J'ai été
là moi-même pendant dix ans au Ministère de l'Éducation.
J'y ai vu des gens intelligents, motivés. Ça ne débouchait
pas. Il y avait comme trop de monde. Heureusement, je suis assez vieille
pour me permettre de me faire quelques petits ennemis.» Elle termine
ainsi son discours : «Ce qui nous rend heureux, c'est le fait
que vous avez prouvé, Monsieur Gérin-Lajoie, que nous
sommes capables de faire de grandes choses, et j'espère que nous
n'oublierons pas cette leçon. Merci!»


o
Extraits du Discours de Monsieur Paul Gérin-Lajoie,
Ministre honoraire de l'Éducation du Québec,
Les 17 et 18 novembre 2004
«Après les paroles aussi émouvantes que nous venons
d'entendre, il est bien difficile de prendre la parole.» (
)
«Tout ce que je veux dire, c'est que l'éducation au Québec
s'est transformée radicalement, comme d'ailleurs certains aspects
formels, législatifs de la société québécoise,
se sont transformés, dis-je, par la volonté déterminée
et déterminante de quelques hommes, d'une équipe. Je suis
tellement heureux que Pauline Tremblay soit ici ce soir, je suis tellement
peiné qu'Arthur nous ait quittés si rapidement! J'ai toujours
dit que nous étions un tandem tous les deux, chacun avec notre
personnalité, chacun avec nos caractéristiques et chacun
sachant donner un peu de lest, de temps en temps. Alors, il me semble
que je terminerais là-dessus et que j'aurais donné l'essentiel
de ce que votre Ministre de l'éducation honoraire ressent ce
soir et la façon dont il aborderait les choses.»
Monsieur Gérin-Lajoie rend ensuite un hommage à son épouse
: «L'aspiration de mon épouse, c'était d'élever
ses quatre enfants et d'appuyer son mari. Elle m'a toujours accompagné,
elle est venue à Oxford avec moi, elle a sillonné l'Europe
et le monde avec moi, elle a partagé mes difficultés,
mes aspirations et les réalisations qui ont pu suivre. Pauvre
épouse dans un rôle toujours dans l'ombre, n'ayant comme
seule satisfaction que de contribuer à ce qu'elle trouvait, elle
aussi, un grand uvre!»
Il rend également «un hommage particulier au Père
Georges-Henri Lévesque en l'honneur de qui cette Fondation du
Patrimoine laurentien existe, le Père Lévesque qui a été
l'inspiration, qui a été le moteur, qui a été
le fondateur de la Révolution tranquille. C'est chez le Père
Lévesque que se sont formés les principaux acteurs de
cette Révolution tranquille. Heureusement qu'il y avait quelqu'un
d'en dehors pour diriger l'équipe; autrement je ne sais pas comment
cela aurait tourné. Je me considérais comme un ami du
Père Lévesque, même si je n'étais pas de
l'école de Québec ou du Rwanda.»
Son hommage rejoint également «celui qui fut le chef d'une
équipe, d'une équipe fantastique qui mena le combat de
l'éducation pour tous, une éducation de qualité,
quoi qu'on dise du système public, une éducation pour
tous et chacun selon son potentiel propre et sa motivation propre. On
oublie trop souvent des commentaires de capitale importance qui se trouvent
dans le Rapport Parent : école pour tout le monde, mais non pas
de médiocrité pour tout le monde et que chacun qui a des
talents différents, des aspirations différentes de ce
qu'on trouve chez son voisin, chez sa copine, chez les autres de sa
génération, puisse se développer selon son être
propre, ça aussi c'est dans le Rapport Parent.»
L'action de monsieur le Minisre honoraire se poursuit maintenant grâce
à sa création de la Fondation Paul-Gérin-Lajoie
«qui vise à prolonger sur le plan international cet objectif
de l'éducation pour tous, d'une éducation de qualité
pour tous, proposée en détail dans ses modalités
par le Rapport Parent et que les Québécois d'aujourd'hui,
chacun à leur façon, essayent de réaliser.»
(
) «je me consacre à cela avec toute mon équipe.
Ce n'est pas une grosse équipe, une trentaine de personnes dans
le personnel clérical au siège social, deux, trois, quatre,
cinq Canadiens par pays, et le reste, ce sont les gens du pays qui le
font, parce que le but de la coopération, c'est de pouvoir s'en
sortir. D'avoir contribué à ce que les gens du pays aient
d'abord conscience de leurs ressources intérieures propres, que
les gens des pays où nous sommes développent les ressources
qu'ils ont, ensuite qu'ils mènent le chemin avec le Québec,
le Canada et les autres pays qui côtoient le leur. Voilà,
j'ai laissé parler mon cur parce que, vous vous en rendez
compte, les petits enfants du Tiers-Monde, les petits enfants d'Haïti,
pour parler de ceux qui sont le plus près de mon cur dans
tous les pays que j'ai visités et auxquels je peux rester associé,
les petits Haïtiens, je les aime autant que nos enfants du Saguenay,
du Nord-Ouest québécois, de la Gaspésie ou d'aileurs.
L'éducation pour tous, c'est ce qui a motivé mon entrée
en politique et c'est ce qui me motivera, je pense, jusqu'à mon
dernier souffle parce que les êtres humains, on ne saurait trop
le répéter, sont tellement solidaires les uns des autres!»
«Bonsoir
et merci de m'avoir donné l'occasion de vous rencontrer et merci
de m'avoir offert de pécher une fois de plus par l'abondance
de ma parole!»
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