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Champlain
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Mgr
de Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr
Lartigue
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Montcalm
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LA
FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Les
Frères Maristes
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Frères
Matristes
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Fondateur
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Témoignages
religieux
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Fondation
française:
Reonnaissance légale par le prince président en 1851
Arrivée des frères au Québec en1885
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Frères
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Enseignement
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Saint
Marcellin Champagnat
1789-1840 |
Éducation
de la jeunesse
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Historique
de la communauté Marcellin Champagnat, prêtre du diocèse de Lyon en France, réunit les premiers frères en 1817 et les forme à leur mission qui sera d'enseigner, d'éduquer à la religion et de donner une instruction élémentaire dans les petites écoles. Ils reçoivent leur reconnaissance légale par le Décret du 20 juin 1851, signé par le prince président Louis-Napoléon Bonaparte ; ils sont alors plus de 800 oeuvrant auprès de 21 000 élèves dans 150 maisons, en France et en Océanie. Lors des persécutions de 1903, on comptait près de 6 000 membres. Vers 1880, Mgr Zéphirin Moreau, évêque de Saint-Hyacinthe, fait appel à eux pour diriger les écoles d'Iberville et de Sorel. Ils entrent en fonction sur le continent américain, entre autres à Iberville, Laval, Waterloo, Granby, Manchester, Drummondville, Lawrence, Lowell, New York, Henryville, Beauceville, Roberval, Québec (St-Malo), Beloeil, Chicoutimi, etc. En 1950, ils sont alors plus de 8 000 religieux dirigeant 800 institutions dans le monde. www.freresmaristes,qc,ca
Résumé de l'entrevue du Frère Alexis Pâquet Il entra au
juvénat le 29 juin 1931. Après les vacances, il passe un
examen qu'il réussit assez bien pour être admis aux études
à Lévis, jusqu'à la neuvième année
d'alors, puis à l'École normale pour obtenir le diplôme
complémentaire. Après un an de noviciat où il se
prépare à la vie religieuse, à la vie communautaire
et aux vux, il fait profession. Il est alors envoyé à
l'école de Montmorency (1937-38) pour enseigner au cours préparatoire.
Il vient ensuite faire une autre année d'École normale à
Iberville, après quoi il passe deux ans à Mont-Roland (1939-1941)
avec des jeunes de cinquième année, responsable également
du chant à l'école dont les petits chanteurs font partie
de la chorale paroissiale. Par la suite,
il sera, pendant huit ans, directeur de l'École normale, tout en
enseignant et en assumant la charge de supérieur, responsable du
personnel et de la formation des jeunes Frères. Puis, à
titre d'adjoint au Supérieur provincial, il participera, en 1967-68,
au Chapitre général, à Rome, qui se penchera sur
les changements à apporter dans la vie des Frères, à
la suite de Vatican II. En 1973, Frère
Pâquet termine son second mandat de provincial et est nommé
Directeur général du Collège Laval et Supérieur
de la communauté locale. En 1976, il est député au
Chapitre général à Rome et y est élu Conseiller
au service du Frère Supérieur général, pour
un mandat de neuf ans. Ce mandat terminé, il revient au pays pour
y être secrétaire du Frère Provincial, Supérieur
de la communauté des Anciens, rédacteur du Bulletin Mariste,
responsable du personnel de l'infirmerie. Aujourd'hui,
les Frères n'ont plus d'écoles paroissiales et sont de moins
en moins nombreux. Autrefois, il y avait une étroite collaboration
entre la famille, l'école et la paroisse pour la formation des
jeunes. Maintenant que ces trois piliers sont plus ou moins effrités,
les Frères exercent un apostolat diversifié. Le Frère
Pâquet, âgé de 88 ans, dit avoir toujours été
heureux et rend grâce à Dieu pour les belles années
de vie et d'activités passées en communauté, au service
des jeunes, de la communauté et de l'Église. Il demande
au Seigneur la grâce de continuer à vivre dans la sérénité,
aidé de sa présence pacifiante.
Résumé de l'entrevue du Frère Paul-André Lavoie
Après des études à l'École normale, il est envoyé à l'École Saint-Sacrement, pour enseigner en troisième année à 24 élèves, puis à l'Académie commerciale de Chicoutimi où il demeura huit ans. L'Institut comptait 10,000 Frères profès et plus de 5,000 juvénistes, postulants et novices. Quand son supérieur provincial lui demanda, en avril 1959, s'il accepterait d'aller au Congo-Brazzaville, en Afrique, sa réponse fut spontanée: "OUI." Il partit en août et fut cinq ans sans revenir au pays. Les deux premières années furent difficiles, il fallait s'adapter au climat, à la culture, à la pauvreté et il fut tenté de revenir, mais il resta et finit, non seulement par s'adapter, mais par aimer ces gens pour leur accueil, leur joie de vivre, leur générosité et leur sens du partage. Quand, sous un gouvernement marxiste, leur collège passa à l'État en 1965, les Frères décidèrent d'offrir leurs services à Mgr Jean Zoa, archevêque de Yaoundé au Cameroun qui en fut très heureux. Ils étaient dix à partir ainsi. En arrivant, ils eurent à débroussailler, avec les jeunes Camerounais, 15 hectares de forêt pour y construire leur collège. Le Frère Paul-André missionna pendant 25 ans dans les collèges, dans l'organisation de bibliothèques, dans la création du mouvement «Jeunes du monde», les invitant à ne pas avoir peur d'évangéliser, de travailler à la paix, de lutter contre le tribalisme, etc. En 1990, quand, atteint de paludisme, fatigué, il parla de revenir au pays, les jeunes lui demandèrent de rester, disant que tout s'effondrerait sans lui. Il les convainquit de continuer eux-mêmes, d'être des multiplicateurs. Aujourd'hui, ces JM sont sept à huit mille à sillonner le Cameroun. Le Frère ira quatre ans au Kenya, au centre universitaire mariste de Naïrobi, comme bibliothécaire. En 1996, il partira pour quatre ans à Paris, faisant de l'animation missionnaire auprès des jeunes et des adultes. Puis, le cardinal Paul-Émile Léger vint au Cameroun. Lui qui considérait les Frères comme des ouvriers de troisième zone, eut l'occasion de les voir à l'oeuvre dans ce pays et d'apprécier leur travail, en particulier le Frère Firmin, surnommé Frère Capable. Les gens, habitués avec les Frères, appelaient le Cardinal mon Frère. Il était heureux et fut apprécié pour «ses oeuvres» qu'il apportait au Cameroun. Aujourd'hui, le Frère gère, à Québec, avec une soixantaine de bénévoles et douze salariés à l'ONG: «Collaboration Santé Internationale», qui renvoie par conteneurs des dons en matériel médical, scolaire et pharmaceutique dans plus de 90 pays. Récemment, il a pris sa retraite. Après un stage de spiritualité à Rome, il travaille à la mise en valeur du patrimoine de sa communauté, les Frères Maristes, à Château-Richer.
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