Champlain
Mgr de Laval
Frontenac
Jean Talon
Maisonneuve
Vaudreuil
Jeanne Mance
Mgr Lartigue
Montcalm

 

LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN

 

Témoignages

«Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu» (Jn 3,21)

 

Pères Dominicains
Rel. Hosp. de Saint-Joseph
Religieuses de Jésus-Marie
     
Soeurs Grises de Montréal
Frères Maristes
Religieuses Ursulines
     
Pères Jésuites
Soeurs de Sainte-Croix
Frères de l'Instr. Chrétienne
     
Congrégation de Notre-Dame
Clercs de Saint-Viateur
Pères Franciscains
 
Messieurs de Saint-Sulpice
Pères Assomptionnistes
Pères Rédemptoristes
     
Soeurs de Miséricorde
Soeurs de Sainte-Anne
Pères Spiritains
     
Petites S. de l'Assomption
Soeurs du Bon Conseil
Hosp. de St-Jean-de-Dieu
     
Frères de Saint-Gabriel
Pères Eudistes
Srs de Saint-Joseph de S.V.
     
Srs des Saints Noms de Jésus et de Marie
Religieux de Saint-Vincent
Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur
     
Congrégation de Sainte-Croix
Fr. des Écoles chrétiennes
Soeurs de la Providence

 


Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu


Ordre des Frères Hospitaliers de
Saint-Jean-de-Dieu

Fondateur
Témoignage religieux
Fondé en Espagne XVIe siècle

Restauré par un Canadien, un Irlandais et un Français

au Canada, à Montréal en 1927

Frère

Éric Lapierre

Soins des malades
Saint Jean-de-Dieu
1495-1550
Hôpitaux, refuges

 

Historique de la communauté


Fondé au XVIe siècle, en Espagne, par Saint Jean de Dieu, l'Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Dieu fut présent au XVIIIe s. au Canada par l'apostolat des Frères français à l'Hôpital Notre-Dame de la Charité de la Forteresse de Louisbourg.

Il fallut attendre jusqu'en 1927 pour que 3 Frères (un Canadien, un Irlandais et un Français) restaurent l'Ordre au Canada, à Montréal. De cette époque à nos jours, les religieux se dévouèrent auprès des malades et des pauvres, dans des hôpitaux pour malades chroniques et dans des refuges, à Montréal, à Québec, à Trois-Rivières, à Sherbrooke. Ils tinrent aussi une œuvre pour convalescents à Montréal, une œuvre pour jeunes ayant des problèmes d'apprentissage à Orsainville (Charlesbourg) et une œuvre pour jeunes épileptiques devenue par la suite un sanatorium à Laval. Ils furent impliqués de très près dans la fondation de la Maison de Lauberivière pour personnes démunies à Québec.

Les Frères canadiens ont fondé aussi 3 écoles d'infirmiers ouvertes aux laïcs hommes, dont une pour infirmiers licenciés (à Montréal) et deux pour infirmiers auxiliaires (à Montréal et à Québec). Comme signe des temps nouveaux, des frères se dévouèrent également dans une oeuvre pour toxicomanes ayant eu pignon sur rue, de 1986 à 1997, dans le quartier Ahuntsic, à Montréal.

De plus, les Frères canadiens essaimèrent, en 1941, à Los Angeles, aux États-Unis, puis au Viêt-Nam, en 1951, sous la gouverne du Serviteur de Dieu William Gagnon, o.h. dont la Cause de canonisation est introduite à Rome depuis quelques années.

Résumé de l'entrevue de Frère Éric Lapierre

Le Frère Éric Lapierre est né à Kénogami, au Saguenay, troisième d'une famille de dix enfants, de parents qui avaient quitté les Ìles de la Madeleine pour trouver du travail au Québec.

Il étudia chez les Frères du Sacré-Coeur où le directeur leur parlait de vocation toutes les semaines. C'était une époque où la vie religieuse était très valorisée. Mais il était un enfant timide et ne se sentait pas capable d'être prêtre ni frère éducateur. Son frère était entré chez les F.S.C., mais en était sorti après vingt-neuf ans C'est par lui qu'il avait connu la communauté, et le soin des malades et des pauvres l'attirait. Entré à quinze ans, à l'hôpital Notre-Dame-de-la Merci, on lui confie des tâches auprès des postulants, puis des junvénistes, avant même ses voeux solennels qu'il prononça à vingt-quatre ans. On l'envoie alors auprès des malades, ce qui était vraiment sa vocation et où il se sentait heureux. Ce fut un choc pour lui quand, après cinq ans, on le nomma maître des novices. Il vécut cette tâche difficilement parce qu'il se sentait incapable d'enseigner. Après trois ans, on lui confia des jeunes de douze-seize ans, avec lesquels il était plus à l'aise. Après dix ans, il fit des études en spiritualité pendant deux ans, à un colège de spiritualité de la communauté, à Rome qu'il considère avoir été une belle expérience. C'était en 1963-65, après l'élection de Paul VI, durant le concile.

Un moment significatif de sa carrièe fut sa première participation au Chapitre général de sa communauté après le Concile qui demandait aux communautés de réviser leurs constitutions. Il s'y était préparé en suivant un cours sur "Perfectae Caritatis". Le Canada sentait le besoin d'apporter des changements, ce qui n'était pas le cas des provinces française et allemande. L'autorisation de porter l'habit blanc, entre autres pour donner les bains aux malades, est venue assez tard, alors qu'ils étaient déjà en habits laïcs.

À son retour de Rome, le frère fut nommé maître des scolastiques, un poste qu'il occupa pendant trois ans et où il fut "assez heureux", malgré qu'à l'époque les jeunes acceptaient difficilement toute autorité. Puis, on lui confia l'école des infirmiers à Québec où il s'est beaucoup ennuyé, mais deux ans plus tard, on lui demanda de créer la direction des services auxiliaires où il fut responsable de six gros départements. C'est là que pendant onze ans il s'est vraiment épanoui.

La maison de Québec qui ferma en 1976, à cause des exigences du gouvernement auxquelles la communauté ne pouvait répondre, faute de moyens, fut réouverte grâce à l'intervention du curé de Saint-Roch et à la collaboration des communautés sur le plan financier et celui des ressources humaines. Elle fut nommée la maison de l'Auberivière et existe surtout pour les itinérants et pour les alcooliques. Aujourd'hui, il n'y a plus qu'un membre de la communauté qui fait partie de la corporation. Ce sont les communautés qui en sont responsables.

En plus des différents postes déjà mentionnés, le frère a été neuf ans provincial, puis conseiller général et supérieur de la curie générale, fonctions auxquelles il ne se serait jamais attendu. Il revient toujours sur cette phrase: "On m'a fait confiance."