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Champlain
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Mgr de
Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr Lartigue
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Montcalm
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LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Notre-Dame de la Charité du Bon-Pasteur
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Notre-Dame
de Charité
du Bon Pasteur |
Fondatrice
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Témoignage
religieux
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Naissance le 31 juillet 1796 à Noirmoutier, en Vendée 1810 9
septembre 1817 Congrégation internationale présente dans plus de 70 pays y compris le Canada
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Soeur |
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Accueil
des personnes rejetées et marginalisées
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Rose-Virginie
Pelletier
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Oeuvre
sociale
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Historique de la communauté La fondatrice, Rose-Virginie Pelletier est née le 31 juillet 1796, à Noirmoutier, en Vendée. À la mort de son père en 1810, elle est placée dans un internat à Tours. Puis, elle entre comme novice, au Refuge Notre-Dame-de-Charité, fondé par saint Jean-Eudes en 1641, pour accueillir des filles et des femmes en difficulté. Elle y prononcera ses voeux , le 9 septembre 1817, sous le nom de Marie-de-Sainte-Euphrasie. L'évêque d'Angers, Mgr Montault, ouvre une maison à Tours et lui en confie la fondation. Le 16 janvier 1835, le pape Grégoire XVI approuve le généralat demandé par la supérieure d'Angers sous le nom de Notre-Dame-de-Charité du Bon Pasteur d'Angers. Elle meurt en 1868 à Angers et est canonisée en 1940 La vocation particulière de cette congrégation est "d'être présence de Jésus, Bon Pasteur" et de témoigner de son "amour de miséricorde et de réconciliation qui remet debout toutes les personnes que marquent profondément la faiblesse humaine, l'injustice familiale, sociale et économique." La Congrégation Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur fut fondée au Canada en 1844 par quatre religieuses venues de France à Montréal. À Montréal, elles sont d'abord sur la rue Brock, près du Vieux port. Trois ans plus tard, elles entrent dans leur monastère de la rue Sherbrooke, pour accueillir les filles et les femmes rejetées et marginalisées, les orphelines et les fillettes abandonnées. Par la suite, les soeurs iront ouvrir des maisons dans l'ensemble du Canada et fonderont au Pérou, en Équatur et au Japon. Des missionnaires iront en Colombie, en Bolivie,en Égypte, en Algérie, au Liban et en France, aux Îles de l'Océan indien, au Sénégal et en Italie.
Résumé de l'entrevue de Soeur Suzanne Laflèche
En 1938, son père avait obtenu d'être chef de gare au lac Carré dans les Laurentides. C'est à cet endroit que la vue de la misère humaine inspira à Suzanne le désir de se consacrer à la soulager. La vue de la pauvreté et du sort fait aux femmes dont les maris buvaient et qui devaient se mettre au service des familles anglaises de cet endroit touristique pour survivre, puis finalement la lecture en cachette d'"Allô, police" où il était question de meurtres de femmes, tout cela fut donc à l'origine de sa vocation auprès des femmes en difficulté. Elle commença ses études, les deux premières années, à Berthierville, à l'école privée des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame et les pousuivit ensuite jusqu'à la neuvième année, à l'école publique mixte du Lac Carré où elle côtoya des garçons. Elle fut ensuite pensionnaire à Ste-Rose, chez les Soeurs de Sainte-Croix où elle compléta le cours de Lettres-Sciences et termina au collège Basile-Moreau pour l'obtention du baccalauréat ès Arts. Comme elle voulait donner sa vie pour les pauvres, elle choisit la médecine, mais ne put continuer car elle perdait connaissance en voyant le sang. Son deuxième choix fut le journalisme pour pouvoir défendre les pauvres. Elle étudia la philosophie, pendant deux ans où elle rencontra dans le vieux philosophe grec Platon une réponse à ses questions de sens à sa vie. L'amour pur, l'amour platonique qui l'emballa et lui ouvrait un horizon sans limite.. Les garçons y étaient moins nombreux et plus gentils qu'à la faculté de médecine où elle dit avoir été bousculée. On le comprend facilement quand il y a 200 garçons et sept filles et surtout à la sortie des cours!. Elle s'était également engagée aux grèves de Contrecoeur, pour les enfants pauvres de Montréal C'est là qu'elle entendit parler de la fondatrice de la Congrégation de N.D. de Charité du Bon Pasteur par une novice qui venait de la quitter par maladie et le regrettait beaucoup. Elle lui avait également fait connaître une biographie la vie de cette fondatrice, Sainte Marie Euphrasie Pelletier: «L'apôtre de l'enfance délaissée». Ce livre l'avait beaucoup impressionnée. Elle se présenta donc à la maîtresse des novices, sur la rue Sherbrooke qui lui suggéra de faire plutôt la licence, ne croyant pas beaucoupà sa vocation. Elle continua donc un an et, sachant qu'il y avait une profession perpétuelle dans la communauté, elle s'y rendit. Elle fut tellement impressionnée par cette cérémonie, en voyant les soeurs allongées sur le sol dans un don complet de leur vie, et entra, à vingt-quatre ans, le 17 septembre 1954.. Le noviciat fut très pénible pour elle, car elle n'était pas habituée aux sacrifices et était indépendante, n'aimant pas se faire dicter sa conduite. Elle tomba malade au tout début et on lui conseilla de partir, mais elle ne voulait pas, leur disant: "Si je pars, c'est que vous m'aurez mise à la porte." Elle est donc restée, fit profession en '57 et prononça ses voeux perpétuels en '60. Mais, dès '57, on lui avait demandé d'aller en sciences religieuses à l'université de Montréal. Elle fit deux ans de théologie et, juste avant ses voeux perpétuels, elle est nommée auprès des jeunes en difficulté comme professeur, ce qu'elle ne voulait pas faire, mais elle y est restée trois ans. Ces jeunes de seize à dix-huit ans, non pas nécessairement délinquantes, mais cherchant l'attention par des façons que Soeur Suzanne trouvait amusantes. Mais on l'avertit que si elle continuait ainsi, elle n'aurait pas d'autorité avec ces filles, ce qui ne l'empêchait pas d'en avoir malgré tout. Elle se trouvait bien dans cet engagement. Ce centre existe encore comme Centre Jeunesse où il n'y a cependant plus de religieuses. Puis, elle devint chef d'unité auprès des jeunes qui étaient réunies dans un petit goupe où elles pouvaient vivre une certaine «vie familiale», ce qui leur manquait beaucoup. Soeur Suzanne a aussi beaucoup apprécié ce poste où il était plus facile d'aider les jeuines dans leur créativité et leurs possibilités. C'étaient souvent des orphelines abandonnées qui n'étaient pas nécessaiemnt des cas-problèmes. Soeur Suzanne aura ensuite un autre mission dans un autre centre où les soeurs recevaient des filles placées par la cour juvénile et avec un dossier. On lui avait confié le groupe des seize-dix-sept ans, des filles plutôt dures à cause de leurs souffrances d'enfance et décidées à se battre pour la vie. Elle a été coordonnatrice de ce groupe pendant deux ans, avec de la difficulté au début. C'est en faisant du guidisme avec elles qu'elle finit par réussir avec ce groupe. Elle a toujours beaucoup aimé ces jeunes, elle les comprenait et cela, les jeunes filles qui ont souffert, le sentent et détectent facilement si on les aime ou non. Puis elle devint directrice de vie de tous les groupes de la maison,. Ce be fut pas sans difficulté, mais elle continua avec le même amour. Comme il y avait davantage d'éducateurs laïcs, c'était le temps de réfléchir en équipe pour mettre un vent de nouveauté. Ce qui aéra les structures et donna un grand souffle de vie. Enfin, elle fut directrice générale de cette même institution. Elle cherchait à améliorer le service rendu aux jeunes. Averties que de telles grandes institutions fermeraient, le conseil d'administration et la direction constituèrent six foyers de groupes, ce que certains voyaient comme une folie. De fait, l'institution ferma, mais il existe encore, dans les années 2000, quatre groupes qui font partie du Centre Rose-Virginie Pelletier. Le concile Vatican II changea beaucoup de choses dans les habitudes des communautés, ce qui plut aux jeunes soeurs qui en attendaient beaucoup. Comme, à la fondation, elles étaient semi-cloîtrées, les us et coutumes des monastères du 18e siècle ont été remplacées peu à peu par les usages qui correspondaient plus aux coutumes du 20e siècle. Au Québec, beaucoup de communautés portaient déjà l'habit laïc. La générale de la Congrégation autorisa la Province religieuse de Montréal à porter l'habit laïc. Pour Soeur Laflèche, cela fut très bon et lui a donné le goût de vivre encore plus près des personnes en difficulté et elle pense qu'en général, les religieuses ont bien pris le tournant. Quand elle fut élue pour participer au chapitre général à Angers en '79, elle fut en contact avec les différentes nationalités de la Congrégationmais elles n'étaient que quatre sur 170 à porter l'habit laïc. La communauté comptait environ cinq mille religieuses dans une quarantaine de pays. Au retour du chapitre, Soeur Suzanne fut nommée responsable de formation, la retirant ainsi des oeuvres où elle travaillait depuis vngt ans. Comme la communauté n'avait pas beaucoup d'entrées à ce moment-là, elle a travaillé avec une équipe pour organiser des sessions pour les jeunes sur la Parole de Dieu et non spécialement sur les vocations.. Elles allaient dans des chalets qu'elles possédaient dans le nord et donnaient des sesssions pour jeunes filles. Soeur Laflèche aima bien cet engagement auprès des jeunes qui venaient librement et s'engageaient à vivre des sessions dans les Laurentides, commençant par des plus jeunes de onze ans, puis en continuant avec les dix-huit ans, garçons et filles. C'étaient des sessions sur la Parole de Dieu, parce que la pastorale diminuait dans les écoles. L'équipe ainsi formée de soeurs et de jeunes adultes ont fait la préparation aux sacrements dans la paroisse. Soeur Laflèche rencontrait les parents et une équipe de jeunes adultes et de soeurs rencontraient les enfants. Cela fut très important pour elle de travailler avec ces jeunes de tous les âges qui s'engageaient dans une meilleure compréhension de Dieu dans leur vie. Elle fut demandée par la suite à l'archevêché pour faire partie d'un groupe vocationnel avec deux frères et trois autres soeurs de communautés différentes. Ce groupe conçut et créa un Centre vocationnel central, sous le nom de Centre PRI (Présence religieuse intercommunautaire) maintenant situé sur Saint-Laurent. Ce centre existe encore et les jeunes continuent de s'y réunir. Les congrégations du diocèse de Montréal ont aimé travailler et s'entraider et se mieux connaître, ce qui est toujours un plus. En juin '86, elle partit avec trois compagnes pour suivre une session sur les vocations donnée par un Père Jésuite, en Égypte où la communauté avait déjà plusieurs maisons Plusieurs soeurs se sont réunies au Caire pour six semaines. Elles étaient de différents pays. Ce fut une belle expérience où on leur a offert l'opportunité d'aller dix jours à Jérusalem, séjour qui lui fit saisir davantage que l'Église avait d'abord été une petite semence qui avait germé parmi de grandes difficultés. Au retour d cette expérience, l'équipe vocationnelle de Soeur Suzanne s'est centrée sur un nouveau projet, le Centre Blanche Elkan où les jeunes pouvaient se réunir et s'engager dans différentes activités nouvelles et celles déjà existantes, mais avec un lieu précis qui était leur point d'ancrage. Elle fut également animatrice à La Maison des acacias au centre ville de Montréal, où des jeunes de l'université du Québec, vivaient en communauté avec les soeurs. Il y avait également des soeurs entre autres, d'Égypte et d'Amérique du Sud, du Liban, si bien qu'a certains jours, à table, elles étaient plus nombreuses de différents pays que de Canadiennes françaises. Ce fut une belle expérience. Avec ces jeunes des Acacias et ceux de Blanche Elkan, des projets sont montés: celui d'un radio-théâtre sur la fondatrice, diffusé à Radio-Ville-Marie, produit avec la collaboration de Rameurs sans frontières, texte composécomposé par Sylvain-Alexandre Lacas qui a produit le scénario sous le titre "Née pour l'amour". Un autre projet avec ces mêmes rameurs, le site «Notre Dame de Charité du Bon Pasteur». www.ndcbonpasteur.org À soixante-cinq ans elle se sentait fatiguée et avait de la difficulté à reprendre le dessus. Elle consulta donc l'équipe P.R.H. (Personnalité Relations humaines). où elle finit par se rendre compte qu'elle était entrée en communauté pour atteindre la perfection, mais était toujours déçue des résultats. Maintenant, elle s'apreçoit qu'elle aime Dieu à sa façon, bien odinaire et que l'essentiel est de se laisser aimer par Dieu. À quarante ans, elle avait déjà de la difficulté à marcher, mais à soixante-dix, elle en était tout à fait incapable. Elle souffre de dystrophie musculaire, ce qu'elle a beaucoup de difficulté à accepter, parce que c'est une maladie dégénérative dont on n'a pas encore trouvé de remède. Mais l'accompagnment qu'elle recevait par ailleurs à P.R.H. l'a beaucoup aidée à voir qu'elle pouvait encore rendre service autrement. Elle a des compagnes très gentilles qui l'aident beaucoup à s'habiller, entre autres. Actuellement, elle essaye de rendre service en organisant les transports de leurs nombreuses malades, y mettant beaucoup d'amour. Elle rédige également les nécrologies des soeurs et donne vie à tout ce qu'elles ont vécu, avec une attention particulière à celles dont la vie a été plus silencieuse. Elle veut que ce qu'elles ont vécu dans le silence et dans la pauvreté soit comme un témoignage de fierté et d'espérance pour leurs soeurs.. Dans d'autres pays, comme en Afrique, la communauté a beaucoup de jeunes soeurs; mais en Amérique du sud, le nombre diminue. Au Québec, les communautés nouvelles qui reviennent au costume semblent les rejoindre davantage. Elle n'a pas d'idée juste là-dessus, mais constate qu'il y a une certaine révérence envers le religieux. À son avis, il y aura d'autres formules et c'est pour cela qu'elle a adhéré à la compassion, parce qu'elle veut être témoin de ce que la congrégation Notre-Dame-de-Charité du Bon-Pasteur a fait ici au Québec par des centaines de soeurs québécoises. Elle dit devoir énormément à sa congrégation qui l'a acceptée telle qu'elle était avec son désir de faire éclater les murs, où on lui a donné des chances d'évoluer, où elle a de bonnes amies, où elle a été entourée et choyée. Pour son 50e de profession, une soixantaine de jeunes avec lesquels elle avait travaillé dans la pastorale sont venus. Elle était heureuse de les voir et ils lui ont montré qu'ils constituaient vraiment une grande famille. Mais surtout, Dieu est un Bon Pasteur pour elle et c'est vraiment pour Lui qu'elle a donné sa vie aux inquiets de ce monde.
Aujourd'hui, au Québec, les religieuses se consacrent aux oeuvres suivantes: . Le point d'espoir, écoute téléphonique à St-Jérôme, par les membres associés-es Du Bon Pasteur .
Centre oecuménique en solitude: Notre-Dame-du-Silence, . Pastorale auprès des personnes atteintes du sida: Lucie: 514-524-8834 et Claire: 514-523-9401 . Les Logis Rose Virginie: appartements supervisés pour femmes en difficultés. . À cela, il faut ajoutr toutes les oeuvres accomplie au Canada depuis l'arrivée à Montréal en 1844, de quatre soeurs, dont deux de langue française et deux de langue anglaise. De nombreuses québécoises ont donné leur vie à l'oeuvre avec le même coeur que les fondatrices. . Il faut ajouter aussi toutes les personnes en difficulté qui sont rejointes dans plus de 70 pays par les soeurs de Notre Dame de Charité du Bon Pasteur originaires de tous les pays du monde entier. .
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