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Champlain
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Mgr
de Laval
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Frontenac
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Jean
Talon
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Maisonneuve
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Vaudreuil
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Jeanne
Mance
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Mgr
Lartigue
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Montcalm
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LA
FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN
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Témoignages
«Celui
qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin
que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu»
(Jn 3,21)
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Religieuses
Ursulines
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Religieuses
Ursulines
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Fondatrice
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Témoignages
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Épouse
de Claude Martin Enrée chez les Ursulines de Tours en 1631 Arrivée
au Québec
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Soeurs
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Enseignement
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Marie
de l'incarnation
1599-1672 |
Éducation
de la jeunesse
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Historique de la communauté Née en 1474, Angèle de Mérici fonde la communauté des Ursulines avec vingt-sept compagnes qui se consacrent à Dieu le 25 novembre 1535. À sa mort en 1540, elles seront 150 membres mais ne recevront la bulle d'approbation de Paul III qu'en 1544. En 1560, elles enseignent la catéchèse aux petites filles de Brescia. Elles deviendront cloîtrées après le Concile de Trente et se répandront rapidement en Italie, puis en France, là où en 1612, elles deviendront cloîtrées. Lors de la Révolution française, Napoléon leur accordera une permission spéciale de continuer à enseigner, alors que les autres communautés ne pourront plus le faire. 1599 voit la naissance de Marie Guyard qui, malgré un profond désir de vie religieuse, épouse Claude Martin en 1618. Veuve en 1619, elle travaille pour son beau-frère, où elle a des heures de ravissements et devient épouse du Verbe, résistant malgré tout à l'appel chez les Ursulines à cause de son fils, appel auquel elle répondra en 1631 et prendra le nom de Marie de l'Incarnation. Répondant à un autre appel, elle quitte la France pour la Nouvelle-France en 1639 avec deux autres Ursulines, trois soeurs Hospitalières et leur servante ainsi que Madame de la Peltrie, qui avait eu une vision d'un monastère et d'une église sur une terre inconnue, le Père Vimont et deux servantes. Dès le lendemain de leur arrivée à Québec, où l'on compte 200 Français, elle accueille de jeunes Algonquines et Montagnaises. Celle que Bossuet a surnommée la "Thérèse de la Nouvelle-France" meurt en 1672. Elle fut béatifiée en 1980. Après Québec, où les Ursulines auront un pensionnat et une École normale, ce seront Trois-Rivières, Roberval, Rimouski, le Japon et le Pérou qui bénéficieront des services de ces éducatrices. www.ursulines-uc.com
Diplômée à 16 ans, elle veut d'abord aider les siens. Elle enseignera cinq ans dans sa paroisse avant de frapper chez les Ursulines où elle prendra l'habit en 1950. Après sa profession on la retrouve enseignante au secondaire, dans une école de filles à Matane et de là , à l'Ecole Normale de Rimouski. Supérieure du monastère en 1965 elle présidera aux adaptations nécessitées par le rapport Parent et la Révolution tranquille. Ainsi, prévoyant que désormais les Ursulines de Rimouski ne pourront seules répondre aux normes du Ministère de l'éducation quant au nombre d'options à offrir, vu le bassin limité de population étudiante, elle ira un jour proposer au Gouvernement la vente de leur monastère. Il est alors question de fusionner leur école Normale à celles de la ville: l'École Normale Tanguay et celle du Saint-Rosaire . Appuyée par les membres de son conseil, elle s'assurera que le contrat de location est bien accompagné d'une promesse d'achat. Les changements apportés par le Concile Vatican II ont été bien vécus. Le changement de costume ne changeait pas l'essentiel de la vie religieuse. Les grilles sont tombées; c'était logique puisque les religieuses devaient sortir du cloître pour accompagner leurs élèves à l'extérieur. Par la suite, Sur Chassé est devenue supérieure provinciale de 1971 à 1975; puis générale de 1975 à 1985. Comment voit-elle l'avenir de la communauté? Avec optimisme malgré la faible relève. La promesse de leur fondatrice et l'Histoire fondent son espérance. A titre d'exemple, au début du siècle dernier, la loi Combes porta un dur coup aux Ursulines de France qui vécurent alors " un creux " mais non une mort. Les Ursulines sont encore bien vivantes et très engagées au service du peuple de Dieu. Aujourd'hui, en 2005, leurs différentes Unions comptent plus de 15,000 religieuses de par le monde.
Elle fréquanta d'abord l'école du village jusqu'à la septième année, complétée jusqu'à la neuvième avec l'aide de professeurs. Puis, elle s'achemina, à quinze ans, vers l'École Normale de Mérici, construite trois ans auparavant, en 1930, où elle demeura trois ans. Les études chez les Ursulines, ce fut le choix de son père, homme qui n'avait pas reçu une formation académique très avancée, mais cultivé et qui appréciait la culture. La vocation de Soeur Suzanne à l'enseignement était claire pour elle: elle avait beaucoup entendu parler de cette carrière, sa mère ayant été institutrice, comme plusieurs dans la famille. Attirée par la vie religieuse, elle choisit d'entrer chez les Ursulines parce qu'elle connaissait bien la communauté, si bien que le noviciat ne fut pas difficile, la vie à l'École Normale, pépinière de vocations, y étant en quelque sorte une initiation. Elle enseigna cinquante ans, dont 25 ans au Collège et 25 ans à l'École Normale. Puis, elle devint supérieure, assumant plusieurs charges, dont l'administration, l'organisation de la maison avec des soeurs aînées, une infirmerie et une école de 525 élèves. A-t-elle déjà pensé à devenir missionnaire? Non, elle a toujours eu une "petite santé" et s'étonnait même de pouvoir accomplir ses multiples tâches ici. Les changements apportés par le Rapport Parent se sont faits sans heurts. Les religieuses les voyaient venir, y ayant été préparées en faisant partie de comités du Département de Instruction publique; elles avaient d'ailleurs déjà des spécialistes en pédagogie et en psychologie à L'École et étaient prêtes pour intégrer un département avec l'option en enseignement spécialisé. Et les syndicats? Oui, elles faisaient partie de la C.S.N., mais les laïcs n'y tenaient pas et elles, pas davantage; alors le vote pour la désaffiliation fut positif, même après le lavage de cerveau qu'on leur avait infligé. Le Concile fut l'occasion de revenir aux origines: leur fondatrice avait fondé une "compagnie" plutôt qu'une "communauté" et voyait ses soeurs auprès des gens et non cloîtrées; les grilles sont venues après. Les religieuses considéraient donc les changements comme une évolution naturelle. Par contre, quelques-unes eurent une certaine difficulté, car elles craignaient que ces changements matériels affectent leurs valeurs d'engagement. Et l'avenir? Les religieuses ne se montrent pas inquiètes de ce qui arrivera, moins que les parents qui ne comprennent plus leurs adolescents. Pour elles, les jeunes "vont éventuellement retomber sur leurs pieds" et prendre leurs responsabilités, comme cela s'est toujours fait. |