Champlain
Mgr de Laval
Frontenac
Jean Talon
Maisonneuve
Vaudreuil
Jeanne Mance
Mgr Lartigue
Montcalm

 

LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN

 

Témoignages

«Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu» (Jn 3,21)

 

Pères Dominicains
Rel. Hosp. de Saint-Joseph
Religieuses de Jésus-Marie
     
Soeurs Grises de Montréal
Frères Maristes
Religieuses Ursulines
     
Pères Jésuites
Soeurs de Sainte-Croix
Frères de l'Instr. Chrétienne
     
Congrégation de Notre-Dame
Clercs de Saint-Viateur
Pères Franciscains
 
Messieurs de Saint-Sulpice
Pères Assomptionnistes
Pères Rédemptoristes
     
Soeurs de Miséricorde
Soeurs de Sainte-Anne
Pères Spiritains
     
Petites S. de l'Assomption
Soeurs du Bon Conseil
Hosp. de St-Jean-de-Dieu
     
Frères de Saint-Gabriel
Pères Eudistes
Srs de Saint-Joseph de S.V.
     
Srs des Saints Noms de Jésus et de Marie
Religieux de Saint-Vincent
Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur
     
Congrégation de Sainte-Croix
Fr. des Écoles chrétiennes
Soeurs de la Providence


Religieuses de Jésus-Marie


Religieuses de Jésus-Marie de Sillery
Fondatrice
Témoignages religieux

Fondation française en 1818

Arrivée au Québec

de huit religieuses

en 1855

 

Soeur

Réjane Veilleux

Enseignement
Claudine Thévenet, 1774-1837
Éducation de la jeunesse

 

Historique de la communauté

Née en France en 1774, Claudine Thévenet est la fondatrice des Religieuses de Jésus-Marie de Sillery. Ayant assisté à l'exécution de ses deux frères sous la Terreur, elle oublie ses propres souffrances pour s'occuper de deux petites orphelines que le Père Coindre lui confie. En 1816, naît l'Association du Sacré-Coeur qui regroupe un nombre de jeunes filles dont Claudine est élue présidente.

Dirigée par le Père Coindre, elle quitte le foyer, fonde la communauté des Religieuses de Jésus-Marie et s'installe dans une humble maison avec une ouvrière, une orpheline et un métier à soieries. Elle ouvrira une maison pour orphelines et un pensionnat à Fourvières de même qu'à Belleville. En 1823, elle se consacre au Christ sous le nom de Soeur Marie-Saint-Ignace avec quatre compagnes. Elle décédera en 1837.

À la demande de l'archevêque de Québec, huit religieuses arrivent à New York en 1855 et prennent le train pour Montréal. Elles seront accueillies à Lauzon le 14 décembre où elles reviendront, après avoir rencontré Nos Seigneurs Turgeon et Baillargeon et fait le tour de quelques communautés, le 23 décembre, pour l'ouverture des classes.

Suivront des fondations, entre autres, à Saint-Gervais, Saint-Anselme, Trois-Pistoles, Saint-Michel et Sillery, au Québec, et dans d'autres provinces plus tard, telles qu'en Acadie, en Saskatchewan et chez les Cris du Manitoba, ainsi qu'en Inde, aux États-Unis, en Espagne, au Liban, en Syrie, en Amérique du Sud et en Afrique, pour ne nommer que quelques-uns des endroits où elles ont oeuvré. Elles se retrouvent à l'heure actuelle au nombre de 2000.

Leur fondatrice, béatifiée en 1981, fut canonisée en 1993, en même temps que fut béatifiée Soeur Dina Bélanger, l'une de ses filles, musicienne qui mourut en 1929 après avoir été malade six ans sur les huit qu'elle avait vécues en communauté.

www.jesus-marie.ca

Résumé de l'entrevue de Soeur Réjane Veilleux

Soeur Réjane, née en 1931, à Beauceville, a vécu une enfance heureuse au sein d'une famille de cinq enfants dont elle est l'aînée. Son père, peintre en bâtiment, un homme consciencieux mais qui ne manquait pas d'humour et sa mère, pour laquelle il n'y avait jamais de problème, ont su traverser les années de crise, tout en vivant très humblement.

Soeur Réjane se hâte de parler aussi de cette autre famille que fut pour elle la communauté des Religieuses de Jésus-Marie de Sillery. Elle n'avait connu qu'elle tout au long de ses années d'études à Beauceville. Il était donc naturel qu'elle s'y oriente quand vint le moment, en 1959, de réaliser un désir qu'elle chérissait depuis toujours, celui de devenir religieuse.

Elle n'était pas entrée pour enseigner, mais elle eut l'occasion de développer ce charisme auprès des jeunes, à Sillery d'abord, tout en s'occupant d'action catholique; puis, après être allée au Nouveau-Brunswick et avoir passé deux années d'études à Ottawa, elle retrouva ses racines à Beauceville, pour y enseigner à la polyvalente, dès son ouverture.

Elle est actuellement postulatrice en vue de la canonisation de Dina Bélanger, née en 1897, l'année de la mort de sainte Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, et "arrivée comme un cadeau" dans cette communauté qu'elle connaissait à peine, à la suite d'un message de Jésus lui disant que c'était là, par ses écrits, qu'elle ferait du bien. C'est en effet son journal spirituel écrit de 1924 à 1929, à la demande de ses supérieures, qui la fit connaître, tout comme l'Histoire d'une âme, pour la jeune carmélite de Lisieux.

C'est de ce côté, en créant un Festival Jeunesse "Dina Bélanger", lien entre Dina, la musique et les jeunes, que Soeur Réjane espère rejoindre ces jeunes qui ont d'infinis besoins.