Champlain
Mgr de Laval
Frontenac
Jean Talon
Maisonneuve
Vaudreuil
Jeanne Mance
Mgr Lartigue
Montcalm

 

LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN

 

Témoignages

«Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,
afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu» (Jn 3,21)

 

Pères Dominicains
Rel. Hosp. de Saint-Joseph
Religieuses de Jésus-Marie
     
Soeurs Grises de Montréal
Frères Maristes
Religieuses Ursulines
     
Pères Jésuites
Soeurs de Sainte-Croix
Frères de l'Instr. Chrétienne
     
Congrégation de Notre-Dame
Clercs de Saint-Viateur
Pères Franciscains
 
Messieurs de Saint-Sulpice
Pères Assomptionnistes
Pères Rédemptoristes
     
Soeurs de Miséricorde
Soeurs de Sainte-Anne
Pères Spiritains
     
Petites S. de l'Assomption
Soeurs du Bon Conseil
Hosp. de St-Jean-de-Dieu
     
Frères de Saint-Gabriel
Pères Eudistes
Srs de Saint-Joseph de S.V.
     
Srs des Saints Noms de Jésus et de Marie
Religieux de Saint-Vincent
Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur
     
Congrégation de Sainte-Croix
Fr. des Écoles chrétiennes
Soeurs de la Providence

 


Pères Eudistes


Eudistes
Fondateur
Témoignages religieux

 

D'abord Oratorien sous la tutelle du Cardinal de Bérulle

1643: fondation de la Congrégation de
Jésus-et-Marie

1794: arrivée au Québec Gabriel Le Courtois

XXe siècle
Enseignement dans les séminaires
Paroisses

 

Pères

André Samson

Raymont Vaillancourt

Formation des prêtres

Saint Jean Eudes
1601-1680

Toute activité apostolique

 

Historique de la communauté


Jean Eudes, fondateur de la Société de Jésus-et-Marie (Eudistes), est né à Ri, en Normandie en 1601. Il dit avoir commencé à douze ans à connaître Dieu. Il étudia chez les Jésuites à Caen, mais devint Oratorien où le Cardinal de Bérulle devint son grand maître spirituel. Sous sa tutelle, il s'initia à la mission où il excella si bien qu'en 1643 il fonda la Congrégation de Jésus-et-Marie "pour la formation des prêtres puis pour toute activité apostolique, dont celle des missions à l'intérieur."

En 1794, le Père Gabriel Le Courtois émigra au Canada où l'évêque de Québec lui confia des paroisses sur les côtes du Saint-Laurent. De 1903 à 1940, les évêques de Rimouski, de Chicoutimi et de Québec firent appel à eux comme professeurs dans leurs séminaires diocésains et leur confièrent des paroisses et des aumôneries.

Les Eudistes ont oeuvré dans 5 collèges, 2juvénats, 2 grands séminaires et 50 paroisses au Québec et dans les provinces Maritimes.

 

Résumé de l'entrevue du Père André Samson

André Samson est fils unique, originaire du Québec, de la paroisse Saint-Coeur-de-Marie. Après ses études primaires, il étudia huit ans chez les Jésuites, puis à l'Université Laval où il obtint un doctorat en philosophie en 1965.

Ce qui l'attira d'abord comme carrière fut l'enseignement. Il entreprit des démarches auprès de certaine institutions et ne pensa à la vocation sacerdotale que vers l'âge de vingt-six ans, lors de l'obtention de son doctorat. Ayant fait partie de divers mouvements dans sa paroisse dirigée par les Eudistes, c'est auprès d'eux qu'il se tourna. On le dirigea vers le séminaire où il fut tout de suite mis aux études de théologie et fut ordonné prêtre en 1970.

Il fut par la suite nommé au collège Saint-Louis d'Edmunston où il enseigna la philosophie en cours d'été, en cours du soir et en cours réguliers durant quatre ans. Il poursuivit sa carrière d'enseignant à Chicoutimi pendant les quinze années qui ont suivi. Il aima beaucoup l'enseignement de la philosophie auprès des adultes, professeurs qui prenaient des cours du soir ou des cours d'été pour compléter leur diplôme d'enseignement au niveau du cégep. Après toutes ces années à l'enseignement on lui demanda, en 1989, s'il serait intéressé à travailler aux archives, ce qu'il accepta et qui lui valut d'étudier en archivistique à l'université.

André Samson a toujours aimé ce qu'il a fait, ayant eu la chance, comme il le dit, de toujours faire de choses qui lui convenaient, à une période où les supérieurs n'imposaient pas de fonctions sans tenir compte des goûts de leurs membres. En ce qui le concerne, l'histoire, la philosophie et les archives ont toujours eu ses préférences.

À l'heure du concile, il se trouvait au séminaire où on en étudiait les documents, la façon de voir l'Église et comment elle devait s'adapter au monde. À son ordination, la messe était en français, mais il l'avait servie en latin chez les Jésuites où il avait trouvé la vie très agréable auprès de Pères très dévoués.

En ce qui concerne l'avenir des communautés, il fait la distinction entre ce que sa communauté vit en pays de mission et ce qui se passe au Québec. En Colombie, au Vénézuéla, en Afrique et aux Philippines, les vocations sont nombreuses. En Afrique, où il se trouve une trentaine d'Eudistes, le grand séminaire est rempli de vocations, en Colombie, il y en a des dizaine. Évidemment il y a un tri à faire, mais il est très encouragé. Chez nous, les jeunes s'intéressent aux missions; c'est une nouvelle forme d'évangélisation et pourquoi pas? Pour sa part, il est très content de ce que les Eudistes ont fait.

Les valeurs auxquelles il a le plus cru, cela a été de faire vivre l'Évangile aux divers postes qu'il a occupés et d'abord l'accueil et la compréhension auprès des élèves puis des personnes qui consultent leurs archives.

 

Résumé de l'entrevue du Père Raymond Vaillancourt


Raymond Vaillancourt, dont le père était fermier, est né à Sainte-Agathe de Lotbinière au Québec, le troisième d'une famille de quatre enfants, dont trois garçons,. Il fréquenta la petite école du rang jusqu'à la septième année. Deux facteurs ont joué dans l'origine de sa vocation. Tout d'abord, sa mère avait gardé une grande estime pour son plus jeune frère entré chez les Frères de Écoles chrétiennes et mort à vingt-sept ans et lui en parlait beaucoup. Puis le curé de sa paroisse qui s'occupait beaucoup de vocations et connaissait les Eudistes l'avait envoyé à Saint-Jean-Eudes à Québec où les Pères avaient un pensionnat et un juvénat.

Durant ses études classiques, il s'était intéressé à toutes les branches du savoir et aurait pu y faire carrière, mais rendu en théologie, il fut encouragé à y poursuivre ses études et, comme les Eudistes sont des enseignants, il choisit cette voie. Avant d'être ordonné en 1963, il en vérifia ses compétences et ses goûts en y consacrant une année en Nouvelle-Écosse. Après son ordination, il enseigna d'abord quatre ans à Gatineau et, après l'obtention de son doctorat en théologie, à l'Université Saint-Paul comme chargé de cours, et chez les Dominicains, puis, en cours d'été au département des Sciences religieuses à l'Université d'Ottawa et enfin, à l'Université de Sherbrooke où on lui offrit un poste pour remplacer un prêtre qui s'était laïcisé, excellent professeur d'ailleurs qui se tourna vers les Lettres et les Sciences humaines. Il y enseigna de 1972 à 2002.

Il considère que d'avoir vécu à l'époque du concile a été une grande chance pour lui car, au plan théologique, ce fut une expérience extraordinaire, mais il déplore que l'on n'en ait pas fait assez. Il avait un projet de livre sur l'Église, dans la collection du Croyant chez Novalis dont le titre était "Un printemps arrivé tôt, mais coupé par une gelée hâtive à l'automne", projet qu'il n'a toutefois pas poursuivi. Il croit "que nous vivons à une époque où il faut dépoussiérer les choses. On en a eu un exemple avec les limbes. Ce n'est qu'un exemple, mais combien de choses devraient disparaîte: les indulgences, les restes dus au péché. On a élaboré une structure qui ne répond pas à l'Évangile du tout." Ce qui le frappe et qu'il trouve beau, c'est que le concile et le mouvement contemporain nous invitent au passage de la religion à la foi. Pour sa part, il a fait porter sa thèse de doctorat en partie sur la place des laïcs dans l'Église en prenant ses références dans "Lumen Gentium". Il pense qu'il faut revenir à l'essentiel, aux valeurs de l'Évangile. En ce qui concerne les sacrements, il pense que l'Église a une chance de redéfinir le sens théologique, sacramentel, entre autres, du mariage et du sacerdoce. Il a d'ailleurs écrit, en'77, un livre sur les sacrements intitulé "Vers un renouveau de la théologie sacramenaire".

Quant à l'avenir pour les jeunes, il est assez optimiste, les ayant connus à l'université où il a pu admirer leur franchise, leur ouverture et leur goût de se former pour rendre service à la société, quand il les accueillait chez lui, dans le sous-sol de sa maison.

Les théologiens qui l'ont intéressé sont Congar puis Chenu qu'il a beaucoup aimé et avec lequel il a trravaillé à Paris, Monsieu Delumeau, historien et Schilbeeckx. Il a écrit beaucoup d'articles, il aime écrire et se propose une fois son mandat comme provincial terminé, de s'y remettre. Les valeurs qui l'ont guidé tout au long de sa carrière sont la franchise, l'honnêteté, la discipline personnelle et l'espoir basé sur le réalisme