Champlain
Mgr de Laval
Frontenac
Jean Talon
Maisonneuve
Vaudreuil
Jeanne Mance
Mgr Lartigue
Montcalm

 

LA FONDATION DU PATRIMOINE LAURENTIEN

 

A R C H I V E S

 

Benoît Lacroix, O.P.

Georges-Henri Lévesque,O.P.

Ambroise Lafortune, ptre

Michel Dudragne, auteur

Lisette Le Royer, réalisatrice

Fonds Pierre Valcour

 

Orgue 1753 de la cathédrale de Québec

 

 






 

 

Des personnalités qui ont marqué
et enrichi notre société

ont accepté gracieusement de témoigner
de leur vécu et de leurs valeurs

sur bandes vidéos et de confier à

la Fondation

le soin de placer leurs documents personnels
en lieu sûr.

 

Par ailleurs, la présentation des archives de la Fondation serait incomplète sans celle

de l'historique de l'orgue de la cathédrale

Notre-Dame de Québec

 

 

 

 

 

BENOÎT LACROIX, O.P.

Archives conservées aux archives des Dominicains du Canada

 

Fils de Caïus Lacroix et de Rose-Anna Blais, Benoît Lacroix , quatrième d'une famille de cinq enfants, est né et fut baptisé à Saint-Michel-de-Bellechasse, le 8 septembre 1915, sous les noms de Joseph, Joachim, François-Xavier . "On m'appelle Joachim de Saint-Michel. Saint-Michel est le nom de ma paroisse, ce tout petit pays où ma mère sarclait le jardin en été et faisait des confitures en hiver. Mon père y avait une maison, une grange, trois vaches et un poulailler."

Le petit Joachim commence ses études à cinq ans, à l'école du 3e Rang Ouest, de Saint-Michel et les poursuit au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1927. En 1929, à la distribution des prix de la classe d'Éléments latins, il se mérite, entre autres prix, celui de Catéchisme. Il y terminera ses études classiques en Philosophie Sénior, en juin 1936 et, dès juillet de la même année, il fait son entrée au noviciat des Dominicains.

Le 5 août 1937, il entreprend des études en théologie au "Studium Generale" des Dominicains à Ottawa, études qui seront couronnées, le 5 juillet 1941 par son ordination sacerdotale à Ottawa, des mains de Mgr Alexandre Vachon, sous le nom de Frère Benoît. Puis, il recevra un complément de connaissances théologiques au Basil's Seminary de Toronto, de 1941 à 1943. De l'Institut d'Études médiévales de l'Université de Montréal, fondé en 1942, il obtient en 1944, une Licence ès Sciences médiévales.

À ce même Institut, il devient, de 1945 à 1950, chargé de cours d'historiographie, de méthodologie et de paléographie. Il est également chargé de cours pendant un an en Histoire littéraire du Moyen Âge au Collège dominicain d'Ottawa. En 1947, il devient archiviste de la Société des études médiévales, poste qu'il remplira pendant plusieurs années. La même année, il suit les cours du professeur A. Denomy, titulaire de la chaire romaine au Pontifical Institute of Mediaeval Studies et publie son premier livre: Sainte Thérèse de Lisieux et l'histoire de son âme.

En 1952, il donne une série de 36 conférences aux Moniales Dominicaines de Berthierville. Il obtient, cette même année, le deuxième prix des "Concours littéraires et scientifiques de la province de Québec", pour sa thèse de doctorat Les débuts de l'historiographie chrétienne. Muni d'une Bourse du "Conseil de recherches en sciences humaines du Canada", il devient étudiant à l'École des Hautes Études de Paris.

En 1953, il est aumônier adjoint au Centre Richelieu à Paris et accompagne les étudiants à Chartres, à Rome, à Assise, en Grèce, au Prochain-Orient et en Espagne. De retour au pays en 1954, il s'occupe d'organisations étudiantes: "Pax Romana", "l'Action catholique universitaire", "Carrefour" et "le Centre des intellectuels catholiques canadiens". En 1955, il organise avec les étudiants le premier pèlerinage annuel à Saint-Benoît-du-Lac. La même année, il est professeur invité à l'Université Laval de Québec pour 15 cours sur la Littérature médiévale.

En 1957, boursier du Canadian Humanities Research Council et du Conseil des Arts canadien, il retourne en Europe pour des études sur l'art médiéval. Boursier également du "John Simon Guggenheim Memorial Foundation" de New-York, en 1959, il poursuit ses recheches en philosophie de l'histoire au Ve siècle, ce qui deviendra Orose et ses idées, publié en 1965. En 1958, il prêche une retraite aux Carmélites. En 1958 et 1959, il donnera des causeries, le Vendredi Saint à Radio-Canada. Il donnera également une communication au 27e Congrès de l'ACFAS et s'occupera de mettre sur pied une association de médiévistes de langue française en Amérique. Il sera professeur titulaire de 1960 à 1981 à l'Institut d'études médiévales. Puis, par la suite, ici et à l'étranger, participation à des colloques, des congrès, allocutions, conférences, membre de jurys, émissions, entrevues radiophoniques et télévisuelles, articles dans les journaux et revues, publications, pèlerinages, voyages, tout en étant chargé ou titulaire de cours ou directeur à l'Institut et en poursuivant son ministère sacerdotal par des homélies, prédications, tout en étant responsable de vocations, etc.

Ainsi se poursuit la carrière de cet humble frère, prolifique à souhait. Oui, "humble", car c'est ainsi que l'ont connu et estimé toutes les personnes qui ont eu le bonheur de le rencontrer ou de travailler avec lui. C'est ce qui ressort, entre autres, de 171 témoignages parus dans «Dits et gestes de Benoît Lacroix, prophète de l'amour et de l'esprt», sous la direction de Giselle Huot, éd. du Noroît, Fondation Albert-le-Grand, 1995. Humble, il lutterait "avec la dernière énergie" contre l'idée d'une biographie, comme le souligne Madame Huot qui précise, dans sa préface: "Notre but était de lever un peu le voile sur l'humaniste, l'homme universel, l'amoureux à qui rien n'est étranger ni des êtres ni des choses, qui s'est élancé si généreusement et avec tant de fructueux profit sur tant de routes, qui a rejoint tant de milieux scientifiques et populaires."

 

SES ÉCRITS


LE THÉOLOGIEN
Livres
Amour, Montréal, éd. du Silence, 1995
Célébration des âges et des saisons, Québec, éd. Anne "Sigier, 1993, 149 p.
Célébration des saisons, Québec,coédition Anne Sigier et Centre Alpec, 1981, 140 p.
Compagnon de Dieu, Montréal, éd. du Lévrier, 1961, 365 p.
Dieu fait les premiers pas: carnet du Carême 1991, Québec, Vie liturgique, 1988, 64 p.
Dieu qui nous appelles à vivre: carnet du Carême 1988, Québec, Vie liturgique, 1988, 64 p.
Jeunes et croyants, Montréal, éd. Paulines et Médiaspaul, 1991, 93 p.
Nous sommes un peuple en marche: carnet d'Avent 1986, Québec, Vie liturgique, 1986, 64 pages
Paroles à des religieuses, Montréal, Fides, 1985, 254 p.
Sainte Thérèse de Lisieux et l'histoire de son âme, (par) Michel de Ladurantaye, pseud. Ottawa, Montréal, éd du Lévrier, 1947, 155 p.
Silence, accompagné d'un dessin de Chanral Lévesque, Montréal, éd. du Silence, 1989

Articles, 42, dans divers journaux et revues
Documents visuels et sonores: 8

LE MÉDIÉVISTE
Livres
L'historien au moyen âge, Paris, J. Vrin et Montréal, Institut d'études médiévales, 1971, 301 p.
Orose et ses idées, Paris, J. Vrin, et Montréal, Institut d'études médiévales, 1965, 235 p.
Pourquoi aimer le moyen âge?, Montréal, l'Oeuvre des Tracts, 367, 1950, 15 p.
Thèse: Les Débuts de l'historiographie médiévale, thèse de doctorat (sciences médiévales), Pontifical Institute of Mediaeval Studies, Toronto, 1951, 274 p. dactylo. Prix de la Province de Québec, 1952

Articles, 12, dans divers livres et revues

L'HISTORIEN
Livres
Les débuts de l'historiographie chrétienne: ses origine, son esprit, ses méthodes, Institute of Mediaeval Studies of Toronto,1950, 274 p.
L'histoire dans l'Antiquité, florilège suivi d'une étude, préface de H. Marrou, Paris, J. Vrin et Montréal, Institut d'études médiévales, 1951, 252 p.

Articles: 18, dans divers journaux, revues et livres


L'HISTORIEN DE LA CULTURE POPULAIRE
Livres
Folklore de la mer et religion, coll. "Connaissance", Montréal, Leméac, 1980, 119 p.
Musée des religions de Nicolet, en collaboration avec Michel Lessard, Catherine Elbaz, Anne MacLaren et Jean Sunard, Montréal, septembre 1986, 431 p.
La Religion de mon père, Montréal, Bellarmin, 1986, 306 p.

Articles: 56, dans divers journaux, revues et livres
Documents visuels et sonores: 6

L'HOMME DE LETTRES
Livres
Le Choix de Benoît Lacroix dans l'oeuvre de Benoît Lacroix, Qc. Les Presses laurentiennes, 1987,80 p.
Lionel Groulx, coll. "Classiques canadiens", Montréal et Paris, Fides, 1967. 96 p.
Saint-Denys Garneau, coll."Classiques canadiens, Montréal, Fides, 1956, 95 p, nouvelle édition 1967 et 1969, 96 p.
Vie des lettres et histoire canadienne, préface d'Antonin Lamarche, Montréal, éd.du Lévrier,1954, 77p.

Articles: 5, dans divers journaux et revues

L'ÉDITEUR
Livres
Les pèlerinages au Québec, édité par Pierre Boglioni et Benmoît Lacroix, présentation par Benoît Lacroix, coll. "Travaux du laboratoire d'histoire religieuse de l'Université Laval", 4, Québec, Les Presse de l'Université Laval, 1981, 160 p.
Religion populaire, religion de clercs?, Benoît Lacroix et Jean Simard, dir. coll. "Culture populaire", 2 Québec, Institut qué. de recherche sur la culture, 1984, 144 p.
Les Religions populaires: coloque international 1970, édité par Benoît Lacroix et Pietro Boglioni, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 1972, 151 p.
Relire Saint-Denys Garneau, Benoît Lacroix et Robert Melançon, dir., numéro spécial: Études françaises. 20, 3, hiver 1984-1985, 127 p.
Saint-Denys Garneau: oeuvres, texte établi, annoté et présenté par Jacques Brault et Benoît Lacroix, Montréal, Les Presses de l'Univ. de Montréal, 1971, 1320 p.

LE CONTEUR
Livres
Les Cloches, Saint-Lambert, Québec, éd. du Noroît, 1974, 72 p.
Marie de Saint-Michel, Montréal, éd. Paulines, 1986, 131 p.
Le P'tit Train, illustr. de Fançois Gagnon, Mtl, Beauchemin, 1964, 74 p. Nouv.éd., 1980, illustr. d'Anne-Marie Samson, Saint-Lambert, Qué., éd. du Noroît, 75 p.
Quelque part en Bellechasse, Saint-Lambert, Québec, éd. du Noroît 1981, 81 p.
Quelque part en Québec, Paris, Cerf, 1982, 81 p.
Trilogie en Bellechasse, illustrations d'Anne-Marie Samson, Montréal, éd., du noroît, 1986, 222 p. (Le P'tit Train, les Cloches, Quelque part en Bellechasse)

LE NARRATEUR
Livres
Le Japon entrevu, Montréal et Paris, Fides, 1965, 113 p.
Le Rwanda: mille heures au pays des mille collines, Montréal, éd. du Lévrier, 1966, 96 p.

Articles: 2, dans 1 livre et 1 revue
Documents visuels et sonores: 2

LE PRÉFACIER

Préfaces, introduction, présentations, ou lettre ouverte dans divers livres: 27

LE CRITIQUE LITTÉRAIRE

Comptes-rendus, 7, dans diverses revues

L'ESSAYISTE
Articles: 9, dans divers livres et revues

LE POÈTE
Livre
Le Cantique des cantiques et son interprétation, en collaboration avec A.Carpentier, o.p., Montréal, éd. du Noroît, 1994, 80 p.
Libretto
Jésus Christ: oratorio pour choeur, 5 solistes et orchestre, musique: Anne Lauber; texte: superv., adapt.: Benoît Lacroix, Montréal, Univ. de Montréal, 1984, 2 vol.
Paroles
Miséricorde: chant pour le carême, paroles de Benoît Lacroix et musique de Jean Le Buis, Montréal, éd. Laudem, 1993, 4 p.
Peuple de Dieu à Montréal: hymne du 350e de Montréal, Paroles: Benoît Lacroix;
musique: Pierre Grandmaison, Montréal, Service de pastorale liturgique, Archevêché de Montréal, 1992, 4 p. (Partition à 4 voix avec accompagnement d'orgue)


L'ÉDITORIALISTE

Articles dans le Devoir, à l'occasion de Pâques ou de Noël, 1992 à 1995

LE BIBLIOGRAPHE
Livres
La Piété populaire: Le Québec. Répertoire bibliographique, Canada, Tome 1, en collaboration avec Madeleine Grammond, Lucille Côté, Nelson Dawson, sous la direction de Bernard Plongeron et Paule Lerou, Paris, Brepols, Bontréal, Bellarmin, 1989, 153 p.
Religion populaire au Québec, Typologie des sources. Bibliographie sélective (1900-1980), Benoît Lacroix et Madeleine Grammond, en collabration avec Lucille Côté, coll. "Instruments de travail", 10, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1985, 175 p.

Articles: 3, dans Bulletin ou revue

Référence pour ce document:
«Dits et gestes de Benoît Lacroix, Prophète de l'amour et de l'esprit»
sous la direction de Giselle Huot, Éditions du Noroît, Fondation Albert-le-Grand


 

AMBROISE LAFORTUNE

Archives textuelles conservées aux Archives nationales du Québec. Films et archives sonores à la Cinémathèque québécoise. Objets-souvenirs, à la Fédération des Scouts du Québec.

 

Ambroise Lafortune est né le 5 décembre 1917 dans la paroisse Immaculée Conception à Montréal et décédé le 8 mai 1997.

Après avoir étudié au Collège Jean-de-Brébeuf et au Séminaire de philosophie, il s'inscrit à l'École Normale Jacques-Cartier, où il réussit avec brio son cours pour devenir instituteur.

Il entre par la suite au Grand Séminaire de Montréal, pour devenir prêtre. Il sera ordonné prêtre à Fort-de-France, à la Martinique le 6 mai 1945.

Chargé de ministères un peu partout dans le monde, en particulier au Canada, aux Antilles et au Mexique, il devient également aumônier adjoint de l'AGEUM, aumonier et professeur à l'École des Arts graphiques et aumônier de plusieurs autres organisations dont l'Union des artistes, Air France, et des mouvements de jeunesse plus particulièrement chez les Scouts et les Guides. Il aura dirigé plus d'une cinquantaine de camps-écoles dans environ 30 pays et a été responsable ou animateur de dizaines de journées fédérales, nationales et internationales scoutes.

Il est impliqué également dans l'Action catholique dès 1944, devient membre de la Centrale de la JEC et sera aumônier de tous les mouvements d'Action catholique de la Martinique et aumônier collaborateur au Canada. Membre fondateur de la Corporation des Escholiers Grifonneurs qui deviendra la PEN (Presse étudiante nationale), il fut très engagé dans l'Ordre de Bon Temps, premier mouvement mixte de danse au Québec, comme conseiller spirituel.

Écrivain infatigable, le Père Ambroise a écrit environ 25 ouvrages portant sur ses nombreux voyages, 16 lettres dites "encycliques" en réponse au trop nombreux courrier qu'il reçoit, en plus de tenir son journal quotidien et de rédiger 19 ouvrages, soit des romans, contes, réflexions et conférences.

Ambroise Lafortune est également un auteur et un animateur à la radio et à la télévision; il fait aussi un disque Les vraies dimensions du monde. À la télévision, il anime 14 séries à Radio-Canada, une au canal 4 de Québec, une à Télé-Métropole, deux à Radio-Québec et une à Vidéotron. Il anime une série sur la langue française à Télé-Suisse, Télé-Monaco, Télé-Luxembourg, Radio-Télévision belge, Télé-France et Télé-Martinique. À la radio, il participe à l'émision quotidienne Chez Miville, avec "Le mot du Père Ambroise". On lui doit aussi l'animation de deux séries d'émissions à CKAC, deux séries à la Radio-Télévision Suisse-Romande et une sur Montréal, à la Radio belge.

Président d'honneur, conférencier et porte-parole d'organisations, fondations et associations à but non lucratif, il s'impliqua dans "Terre sans frontières", "Fondation Jules et Paul-Émile Léger", "Comité d'histoire universelle de l'Église catholique" et "Développement et Paix".

Note : Le "Père" Ambroise a écrit, à la première personne, sa propre biographie sous le titre Par les chemins d'Ambroise, éd. Leméac, 1983, ayant, comme collaboratrice à la rédaction, Denise Charbonneau, d'où nous extrayons les renseignements suivants :


SES RÉALISATIONS

Livres
Aux Éditions Variétés :
L'enlèvement du professeur Colibri
Le Fils d'Akouessan
Le calumet de paix
La nef abandonnée
Le Dieu de Turketil
La retraite des Dix Mille (sous le pseudonyme d'Henri Tellier)
La vieille Wisipagong (sous le pseudonyme d'Henri Tellier)
Aux Éditions Fides :
Le secret de la Rivière perdue (roman scout)
Le secret de la Rivière perdue (bande dessinée)
Le prisonnier du Vieux Manoir (roman scout)
Le Verbe s'est fait chair (réalisations liturgiques)
" À l'Institut littéraire du Québec :
Trois pouces en coup de vent (découverte de l'Europe)
Chez Beauchemin
Je suis un peu fou (autobiographie)
Madina, l'Île des fleurs (la Martinique)
Aux Éditions de la J.E.C.
Agenda 1984
Soyez une pâte nouvelle (méditations de carême)
Aux Éditions Héritage
Le pays d'où je viens (contes et récits)
La paix de Callières (roman historique)
Aux Éditions du Jour
Le mot du Père Ambroise 1 (mots de Chez Miville)
Le mot du Père Ambroise 2 (mots de Chez Miville)
Aux Éditions Scriptomedia :
Si le Québec m'était conté (histoire du Québec)
Martinique de mon coeur (journal d'un prêtre québécois aux Antilles)
Que ta volonté soit Fête (méditations)
Aux Éditions Leméac
Heureux qui comme Ambroise ( souvenirs de vie)
Dieu écrit droit (souvenirs de vie)
À Radio-Canada :
Jésus et la Femme I et II (en collaboration)

Disque
Maison Archambault

Les vrais dimensions du monde (1964)

Émissions de télévision
Radio-Canada : (1954-1983 --- séries uniquement)
Pays et merveilles (avec André Laurendeau)
Les voyages du Père Ambroise
Fils de Dieu (les démarches du Pauple choisi)
Il était une fois (la vie de Jésus)
Pierres vivantes (l'histoire de l'Église par la vie des saints)
Signe de Vie (les sacrements)
Soif de Dieu (les religions sauf le christianisme)
Terre des hommes (les problèmes du temps présent)
Nos frères les hommes (un tour du monde)
Viens voir (la rencontre avec les êtres)
Rodolphe (plusieurs séries de)
Le francophonissime (délégué du Canada pendant six ans)
La coqueluche du mois
Par les chemins d'Ambroise ( (treize émissions)
Canal 4 de Québec :
Les Contes du Père Ambroise
Télémétropole
Les merveilles de ma vie (deux ans de souvenirs hebdomadaires)
Très nombreuses interviews
Radio-Québec :
Ambroise raconte (l'histoire du Québec et de ses régions)
Le francophonissime (délégué du Québec, une année)
Vidéotron
Le monde du Père Ambroise (découverte des peuples de la terre, deux ans)
Télé-Suisse, Télé-Luxemboug, Radio-Télévision belge, Télé-France :
Le menteur (série sur les aventures de l'auteur)
Le francophone d'or ( série sur la langue française)
Télé-Martinique :
Émissions religieuses

Émissions de radio
Radio-Canada
1957-1967 : Participation quotidienne à l'émission "Chez Miville", avec Le mot du Père Ambroise
1954-1970 : Participation fréquente aux émissions féminines et à celles des affaires publiques
CKAC
1955-1956 : Récits (sous les auspices des biscuits Christie)
Radio Suisse-Romande :
1978-1979 : Une série sur la découverte de la vie de l'auteur
1980 : Une série sur le Québec avec Michel Dénériaz
Radio-Belge :
Une série sur Montréal

Ambroise a aussi fait de la radio ou de la télévision en Iran, en Iraq, en Inde, aux États-Unis, au Mexique, aux Antilles françaises et anglaises, en France, au Cameroun,en Côte-d'Ivoire, au Sénégal, en République populaire du Congo et sur le France, en plein Atlantique.

Récipiendaire de récompenses internationales UNDA, à deux reprises et du prix ONDAS avec l'équipe "Chez Miville"

Films avec conférences produits par Ciné-Mundo
Madinina, l'Ile des fleurs (la Martinique)
Kebeckootut et Si le Québec m'était conté (le Québec)
Ambroise raconte (Télé-Québec)
Par les chemins d'Ambroise (Radio-Canada)

Écrits en cours de route
Le journal quotidien de tous ses voyages et seize lettres "encyclique" adressées à ses amis de par le monde.

Principaux voyages
Le Québec en entier, par ses camps de jeunes et son ministère de vie
Le Canada d'un océan à l'autre, surtout par son scoutisme, à plusieurs reprises
Les îles Antillaises, par son ordination et sa présence aux jeunes

Pour alimenter ses émissions de radio et de télévision, ou pour tout simplement dialoguer, avec les moyens du bord et, la plupart du temps, "sur le pouce" :
1946 : Mexico et le Mexique, via les États-Unis
1947 : L'Europe de six pays pendant dix mois
1949-1950 : Le Mexique dans presque tous ses états
1953 : l'Europe
1955 : l'Afrique du Nord et l'Afrique équatoriale
1956 : de Montréal à Colombo (Europe, Proche-Orient, Sud-est asiatique)
1957 : le Mexique et l'Amérique centrale
1958 : les Antilles et l'Amérique du Sud

Pendant plus de vingt ans, tous les continents, sauf l'Océanie.

NOTA BENE

Tous les objets et souvenirs d’Ambroise Lafortune ont été remis à la fédération

des scouts du Québec, et tous ses écrits à la bibliothèque et archives du Québec.

 

 

 

GEORGES-HENRI LÉVESQUE, O.P.

Archives conservées à l'Université Laval, Québec

 

 

Georges-Henri Lévesque est né à Roberval, le 16 février 1903, d'un père chef de gare et shérif et d'une mère institutrice qui donneront quinze enfants à la société et à l'Église. Il fait ses études classiques au Séminaire de Chicoutimi. Ceux qui l'ont profondément marqué, à cette époque, sont Mgr Félix-Antoine Savard, sur le plan culturel, Mgr Victor Tremblay, sur le plan historique et Mgr Lapointe, sur le plan social.

En 1923, il entre chez les Dominicains et est ordonné prêtre cinq ans plus tard. Sa communauté l'envoie alors se spécialiser en sciences sociales à l'Université de Lille "un excellent milieu d'observation pour un étudiant en sciences sociales ", comme il le souligne dans ses Souvenances. Il y obtient l'équivalent d'un doctorat.

Il enseigne la philosophie sociale au Collège dominicain d'Ottawa, puis aux universités de Montréal et de Laval, à Québec. C'est dans cette dernière que, touché antérieurement par une phrase d'Henri Tourville, à propos de la sociologie : "Il ne sera pas dit que cette science soit née, sans que quelqu'un de l'Église l'ait accueillie et élevée.", il fonde, en 1938, une École des sciences sociales. Devenue faculté en 1943, il en sera le doyen durant dix-sept ans. Homme d'action lui-même, il encourage ses étudiants à s'engager et à passer à l'action. Tous y auront respiré "l'atmosphère d'une famille unie, dans un climat de fraternité et de joie", comme se plaît à l'évoquer Eugène Bussières. Pierre E. Trudeau y souligne également "l'intégrité intellectuelle du Père Lévesque, dans ses cours de morale catholique".

Certains d'entre eux seront les pionniers de la Révolution tranquille, dont le Père Lévesque fut un précurseur et chef de file. Comme le Père prônait la déconfessionnalisation des coopératives et des syndicats ainsi que de certains mouvements catholiques, il s'attira des ennuis auprès de la hierarchie catholique, à Rome plus précisément. Il fut également auprès de Mgr Charbonneau, lors de la grève de l'amiante en 1949, donnant raison aux grévistes. Ses prises de position lui créèrent des problèmes avec Maurice Duplessis, contre lequel il remporta un procès à Rome, mais qui se souvint de lui lors de l'épisode de la maison Montmorency. C'est en effet cette maison, connue alors sous le nom de Kent House, que le Père avait jugée propice pour installer son Centre d'éducation populaire et qui ouvrit ses portes le 12 novembre 1954, qui en fut l'occasion. Duplessis émit alors un bill dans lequel il augmentait de façon arbitraire les taxes de la maison Montmorency. Cette action fut dénoncée par André Laurendeau, dans un éditorial du Devoir dont la teneur se répandit dans la société, au point que Duplessis dut retirer ce bill.

Mais l'action du Père Lévesque ne connut pas de frontières. C'est ainsi qu'il créa une université au Rwanda pour laquelle le président Kayibanda de ce pays africain exprima sa reconnaissance, le 17 octobre 1971, à la cérémonie d'ouverture officielle de l'année académique : "Si quelqu'un de l'une ou l'autre génération qui vont suivre veut écrire l'histoire du Rwanda, il ne pourra pas, s'il est objectif, ne pas consacrer un volume à l'importante action du père Georges-Henri Lévesque, fondateur de notre université nationale."

Comme le soulignait le Père Benoît Lacroix à ses funérailles : "Georges-Henri Lévesque témoigne à sa manière que la vérité rend libre."

Le Père Lévesque s'est également servi de la plume pour témoigner de sa foi et de ses valeurs, et pour transmettre ses connaissances. On peut compter :

68 manuscrits
11 ouvrages personnels
7 ouvrages en collaboration
18 collaborations à des ouvrages collectifs
2 ouvrages édités par l'auteur
5 préfaces
96 articles de revues
10 recensions
13 articles de journaux

Pour l'ensemble de son action le Père Lévesque s'est mérité :

Quinze doctorats d'honneur de diverses universités de par le monde.

Les décorations, nominations et prix suivants :

1943 : nommé prédicateur général de l'Ordre des Dominicains
1948 : Montréal (Québec) : Ordre du mérite coopératif
1950 : France, Chevalier de la Légion d'honneur
1959 : Médaille Archambault de l'ACFAS
1963 : Plaque d'hommage de la Société des conseillers en relations industrielles du Québec
1964 : Médaille de la Coopération internationale
1965 : Présidence honoraire de l'Institut canadien d'outre-mer
1966 : Prix Molson du Conseil des arts du Canada
1967 : Ottawa (Ontario) : Médaille de l'Ordre du Canada
1967 : Ottawa (Ontario) : Médaille du Centenaire de la Confédération canadienne
1971 : Butare (Rwanda) : Recteur honoraire de l'Université nationale du Rwanda et désignation comme "Père de la patrie"
1972 : Ottawa (Ontario) : Officier de l'Ordre du Canada
1972 : Montréal (Québec) : Allocution de Maurice Lamontagne, au Club Saint-Denis, annonçant la création de la Fondation Georges-Henri Lévesque (devenue le Fonds Georges-Henri-Lévesque de la Fondation de l'Université Laval)
1973 : Québec (Québec) : Médaille "Gloire de l'escolle" des Anciens de l'Université Laval
1978 : Médaille du Conseil canadien de la Coopération
1979 : Compagnon de l'Ordre du Canada
1979 : Médaille de l'Association d'éducation du Québec 1979 : Hommage de l'Assemblée des évêques du Québec
1980 : Chevalier de l'Ordre international de la Pléiade (Association internationale des Parlementaires de langue française)
1981 : Charlottetown, Î.-P.-É. : Officier de la Compagnie des Cent-Associés
1981: Kigali (Rwanda): Commandeur de l'Ordre national des Mille-Collines
1982: Prix de la Banque Royale du Canada
1983: Ottawa: Médaille Pearson pour la paix, remise par l'Association pour les Nations Unies
1984: Nommé "Citoyen émérite de la ville de Québec"
1985: Officier de l'Ordre national du Québec
1986: Prix de l'Institut des affaires internationales
1986: Québec (Québec): Hommage du Rwanda
1986: Montréal (Québec): Prix de la Fondation Édouard-Montpetit
1988: Décoration du Conseil de la coopération du Québec à l'occasion du 50e anniversaire, médaille spéciale au fondateur
1988: Création par l'Université Laval de la Médaille d'honneur à l'effigie de Georges-Henri Lévesque
1988: Montréal (Québec): Prix du Mérite canadien Jeunesse-Éducation
1988: Butare (Rwanda): Invité de marque au 25e anniversaire de l'Université nationale du Rwanda
1989: Montréal (Québec): Nommé "Grand Québécois"
1989: Roberval (Québec): Nommé "Robervalois émérite"
1990: Création à l'Université Laval du Séminaire Georges-Henri-Lévesque
1998: Hommage de l'Assemblée nationale du Québec à l'occasion de son 95e anniversaire
1999: Hommage de l'Association des Lévesque Inc.
2000: Décès à Québec le 15 janvier 2000. Funérailles à l'église Saint-Dominique de Québec, le 22 janvier, inhumation à Saint-Hyacinthe, cimetière des Dominicains
2001: La bibliothèque municipale de Roberval lui est dédiée.

 


 

 

MICHEL DUDRAGNE (1921-1999)

Archives conservées aux Archives nationales du Québec

 

 

1921: Michel Dudragne naît à Paris (XIVe), le 28 novembre.
Etudes - université: études en pharmacie, interrompues par la guerre.

1939: mobilisé le 2 septembre. Service militaire à Cavaillon (chantier-jeunesse).

1943-45: en Allemagne ( départ, le 1er mai 1943; retour, le 22 avril 1945). Blessé.

1945: le 5 octobre, nommé fonctionnaire au Ministère de la Justice à Paris, dans l'administration pénitentiaire
et chargé de la rééducation des jeunes délinquants.

le 2 octobre, il devient accompagnateur, aux Prisons de Fresnes, de personnalités françaises en attente de leur procès pour collaboration. Après l'exécution de Pierre Laval, à laquelle il était présent, lui était venue l'idée de faire un LIVRE D'OR. Il a cru bon de faire circuler, de cellule en cellule, un journal où chacun y irait de ses pensées. La réaction fut positive
et reconnue comme un acte gratuit d'humanisme.

Entre-temps, il entreprend des études en droit. Diplômé de la faculté de Droit à Paris,
il décide de passer au Ministère des Finances.

1951: Marqué par la guerre, suite à la lecture des Relations des Jésuites 1611-1672, lors de ses études au juvénat en Belgique, il vient s'établir au Québec. Durant deux ans, il suit des cours à l'École des Beaux-Arts de Montréal. Il travaille comme comptable dans une maison d'importation et de publicité. Grâce à cet emploi, il rencontre l'équipe de "Chez Miville".

1962: en janvier, il rencontre le réalisateur Paul Legendre, qui l'invite à écrire des textes humoristiques. Il devient alors scripteur régulier avec Albert Brie, Louis-Martin Tard et Jean Stéphane, sans oublier le Père Ambroise Lafortune. Quotidiennement, jusqu'en 1967, il crée environ 500 sketches et chansons parodiant les hommes politiques. Traitant de l'actualité sociale ou artistique et ce, par le biais de divers personnages conçus pour l'occasion.

1964: Outre sa participation à "Chez Miville", il écrit également des textes du programme musical "Les grands de la chanson", diffusé à CBF et retransmis sur les ondes de CJBC à Toronto.

vers 1966: il délaisse la radio pour se consacrer presque entièrement à la télévision. Cette nouvelle étape l'amène à expérimenter d'autres modes d'écriture. Dans l'ensemble de sa production, il exploite plusieurs genres, allant du texte humoristique ("Les Couche-Tard", "Pierre, Jean Jacques") au jeu-questionnaire ("À la seconde", "Ni oui, ni non", "J'ai la mémoire qui flanche", "Oh-là-là, quel tralala"), en passant par les émissions musicales et les programmes de variétés ("Bras-dessus, bras-dessous", "Ballades et Chansons", "Feu rouge, feu vert", "Au clair de la lune", "Votre choix",
"Parlez-nous de vous"). La Prade, "Pop, Pop et Pop".

1972-1980: Auteur du populaire "Le Travail à la chaîne", jeu sur la langue française. Il prête sa voix (hors caméra),
comme juge et maître du jeu, sous le vocable du "Grand Manitou".

Membre de l'Union des Artistes, membre de la Société des Auteurs , ses textes font partie de l'Anthologie,
"Le comique et l'humour à la radio québécoise" (Pierre Pagé).

1987: prend sa retraite, s'adonne à son art préféré, la peinture, et la sculpture.

1999: le 7 novembre, décès à l'Hôtel-Dieu de Montréal
11 novembre: inhumation au cimetière de Saint-Laurent.
Le service funèbre est célébré par le Père Benoît Lacroix, o.p.,
en l'église Saint-Viateur d'Outremont (Montréal)

Inscription - ÉPITAPHE

MICHEL DUDRAGNE (Paris 1921 - Montréal 1999)

"La France, ma patrie, que j'ai servie,

le Canada auquel, enfant, j'ai rêvé,

Pays où, adulte, j'ai vécu et aimé."

 


 

LISETTE LE ROYER

Archives conservées aux Archives nationales du Québec

 

Lisette Le Royer: nom de carrière.
Née: Lise Riopelle, Montréal, 13 janvier 1923

SCOLARITÉ

. Études universitaires: Lettres-Sciences
. Cours d'art dramatique: Camille Bernard. Cours de danse et de piano
. Business administration: Mother-House CND
. Langue anglaise: Université McGill

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

1949: Radio de Radio-Canada
Narratrice - programme quotidien
"Petit train du matin", Miville Couture et René Lecavalier
"L'École des parents": série éducative

1952: Entrée à la télévision de Radio-Canada
Participe comme script-assistante à la réalisation de "Café des artistes"
Pionnière: l'une des 2 premières femmes à faire carrière à la télé. de Radio-Canada comme réalisatrice.

Réalise des émissions à l'intention des jeunes téléspectateurs, notamment :
"Les Contes du jeudi", "L'Écran des jeunes", "Le Club des 16 ans".
Programme d'intérêt féminin: "Portraits de femmes":
animatrice: Solange Chaput-Rolland.

1954: Car de reportage: "Le défilé du Père Noël", novembre 1954:
Animation: Henri Bergeron déguisé en Chat Botté. Rediffusion à Toronto.

1955-80: Jeux-questionnaires:
. "Chacun son métier", adaptation de "What's my Line"
Animateur: Fernand Seguin
. "Le Point d'interrogation": conception: Louis-Martin Tard, Lisette Le Royer
Animateur: Doris Lussier, avec participation, entre autres, de vedettes de la télé.
déguisées en personnages historiques ou autres, où l'on devait identifier
le personnage et le nom de la vedette cachée sous le déguisement.
. "Au clair de la lune", avec Pierre Thériault et France Castel.

. Plusieurs séries estivales comme organisateur et superviseur:
. "Sur des roulettes", provenant des postes affiliés;
. "J'ai la mémoire qui flanche"
. "Oh La La - Quel Tralala"

1969-70: "Pierre, Jean, Jacques", Émission humoristique,
avec Pierre Perreault, Jean Mathieu et Jacques Normand

VARIÉTÉS:

1961-62: "Music-Hall", animateur Jacques Normand,
série dont une émission avec Judith Jasmin; en vedette Robert Lamoureux
1958-60: "À la Romance": détente musicale,
série après le hockey, le samedi; animatrice-diseuse: Lucille Dumont
Groupe vocal "Les Boulevardiers", direction musicale: Allan McIver
1959: Cette émission a gagné 3 trophées: meilleure animatrice; meilleure émission, meilleure réalisation.

1965-68: "Ballades et chansons"- "With Balad and Song", émission bilingue;
choeur de chant venant de Vancouver, à Saint-Jean, Terreneuve
diffusion de Montréal et de Toronto; série estivale;
organisateur et superviseur.

VARIÉTÉS- INTERVIEWS:

1957-58: "Images d'Asie" (4 émissions): récit d'un voyage de Judith Jasmin en Asie;
s'est joint à elle, René Lévesque, alors attaché de presse à Radio-Canada,
1959-61: "Rendez-vous avec Michelle": Interviews de Michelle Tisseyre sur l'actualité, à Montréal, sur place à Paris, au Mexique

1962: "En passant par le Nord, le Sud, l'Est, l'Ouest". Émission d'une heure, le dimanche soir, avec Pauline Julien, Olivier Guimond, Clémence Desrochers, Henri Bergeron, présentant les talents de leur coin de pays. Direction musicale: Serge Garant.

1963-67: "Votre Choix"; animatrice: Monique Lepage remplacée par Nicole Germain.
Rencontre avec une personnalité choisie dans tous les domaines:
religieux (le chanoine Lionel Groulx, le Frère Un tel), politique (Jean Drapeau), sportif (Maurice Richard),
littéraire (Roger Lemelin) qui fait part de son intérêt, soit en dehors de ses fonctions, ou autrement.

Elle est la première femme dans les studios de l'ORTF, à Paris, aux commandes d'une émission télé, avec des techniciens français. L'ambassadeur du Canada Jules Léger, choisira de rencontrer André Turp et la grande comédienne Gaby Morlay (décédée peu de temps après; c'était sa dernière apparition). Marguerite Duras avait choisi Guy Béart.

Elle utilisera le multiplex (satellite avant la lettre) depuis Montréal.
Invité: Gratien Gélinas qui désirait rencontrer Marcel Achard dans son studio.
Ils se donneront la main virtuellement au-dessus de l'Atlantique, reliés par la voix. (son retransmis par Bell Canada).

Première femme à utiliser le satellite Early Bird à l'intérieur de ce programme pour aller soit à Londres, à Covent Garden, ou à Paris, à l'Opéra de Paris, pour rencontrer Louis Quilicot, choix de l'un de nos invités à Montréal.
Le satellite était offert à titre d'essai et gratuit.

1972-80: "Le Travail à la chaîne", droit d'auteur: Michel Dudragne.
A duré huit ans, très populaire avec son million de téléspectateurs, chaque semaine. Animateur: Serge Laprade.
"Maître Jacques", Jacques Houde;
"Le Grand Manitou", Michel Dudragne.
Jeu-questionnaire sur la langue française:
2 concurrents en studio, 2 concurrents au téléphone dont l'un venait de l'une des provinces du Canada.

1977: "Le Super-Travail à la chaîne", spectacle d'ouverture des célébrations des 25 ans de la télé de Radio-Canada.
Durée près de 2 heures en direct.

1981-82: année sabbatique.

1982-83: "Pop, Pop et Pop" émission animée par Serge La Prade, avec l'orchestre populaire Métropolitain,
sous la direction de Marc Fortier.

1983: Départ de Radio-Canada pour une pré-retraite.

1999: A participé comme invitée interviewée au film "L'anniversaire de la grève des réalisateurs en 1959".

2001: A parricipé comme invitée interviewée au film "Les 30 journées qui ont fait le Québec"
"Les débuts de la télévision canadienne" (6 septembre 1952).

2002: en mars, aux funérailles d'état du peintre Jean-Paul Riopelle, elle a lu l'homélie de son cousin-germain,
comme représentante de la famille Riopelle, émission diffusée par satellite à travers l'Europe.

 


FONDS PIERRE VALCOUR

Archives textuelles et sonores conservées aux Archives nationales du Québec, à l'Université Laval, et à la Fédération des Caisses populaires Desjardins. Films et archives sonores, à la Cinémathèque québécoise.

 

Plus d'une centaine de films sur l'histoire, la coopération et l'exploration.

Curriculum vitae

Formation académique: Agronomie, Histoire, Sciences sociales, Études médiévales

ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

Président-fondateur de la Maison Premier Plan
Président de P.V.A. & Ass.
Président de Ciné-Mundo inc.
Président-fondateur de la Fondation du Patrimoine laurentien
Président du conseil d'administration de la revue "Séquences"
Président-fondateur de la Société d'Histoire et de généalogie du Val-Saint-François

ACTIVITÉS DIVERSES

Membre de l'Union des artistes depuis 1952, No: 130044
Membres de la SARDEC depuis 1977
Membre de Communications et Société
Membre de Sociétés historiques
Membre de l'Association québécoise des réalisateurs (trices) de cinéma et de télévision
Membre du Conseil des Monuments et sites du Québec

ACTIVITÉS UNIVERSITAIRES

Assistant du Recteur-Fondateur de l'Université Nationale du Rwanda, 1963-1972
Directeur des Relations extérieures de l'U.N.R.
Délégué à la conférence des universités de Tokyo, 1965
Délégué de l'U.N.R. auprès de l'AUPELF, 1964-1967

ACTIVITÉS INTERNATIONALES

Consul général du Rwanda, 1965-1996
Membre du Comité international des relations publiques, 1967
Nombreux voyages en Afrique, connaissance de l'Afrique Centrale et de l'Afrique de l'Est
Voyages autour du monde, études spéciales de l'Asie et particulièrement du Japon
Président de Oxfam-Québec, 1968
Président de Coopération Nord-Sud, 1988-89


AUTRES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES

Président-Fondateur de Explo-Mundo Inc., 1972
Président-Fondateur de la Société des Grands Explorateurs, 1972
Vice-président de la Fédération de Montréal des Caisses Populaires Desjardins, 1969
Président de la Fondation St-Thomas-d'Aquin du Canada, 1978-1983
Membre du Conseil d'administration pour la Santé Mentale, 1978-1981
Président de l'Association des Producteurs de films et vidéos du Québec, 1985-1986

DÉCORATIONS HONORIFIQUES

Récipiendaire de la Médaille d'Or, 1956 (Gala des artistes)
Récipiendaire de la Médaille du Mérite forestier, 1977
Commandeur de l'Ordre de St-Hubert, 1977
Officer de l'Ordre de la Paix, 1982
Compagnon de l'Ordre de Pierre Lemoyne d'Inberville, 1975<

THÉATRE (Comédien)

Compagnons de la Roulotte
Compagnons de St-Laurent
Membre du Théâtre du Nouveau-Monde, 1952-1955: "LA NUIT DU 16 JANVIER", "TARTUFFE" de Molière. "LE CORSAIRE", "LA CUISINE DES ANGES"
Théâtre-Club: "LA NUIT DES ROIS", de Shakespeare, 1956
Fondateur du Théâtre populaire de Montréal avec Jean Duceppe, 1957
Opéra-Minute: "DOWN IN THE VALLEY"

CINÉMA (Comédien)

"LE PÈRE CHOPIN", 1945 (figuration)
Film TIT-COQ, de Gratien Gélinas, 1952
"L'ESPRIT DU MAL", Frontiers Films, 1953
Trois courts métrages américains, 1954
"LA VRAIE NATURE DE BERNADETTE", de Gilles Carle, 1971
"BINGO", de Jean-Claude Lord, 1973

RADIO ET TÉLÉVISION (Comédien)

Disc-jockey et interprète, CKAC, CJMS, CKVL, CKJL
Interprète du rôle de Guillaume Plouffe, dans le premier téléroman de Radio-Canada ( français et anglais):
"LA FAMILLE PLOUFFE" 1953-1959
Animateur de l'émission "LES GRANDS EXPLORATEURS" à Télé-Métropole
Concepteur et animateur de l'émission "LES RESCAPÉS", Réseau TVA
Animateur de l'Émission "POUR HOMMES SEULEMENT" Réseau TVA
Comédien dans plusieurs continuités: Le temps d'une paix, Lance et Compte, Scoop, etc.

La Fondation du patrimoine laurentien s'associe à la reconstruction de l'orgue historique 1753, de la Cathédrale Notre-Dame-De-Québec

HISTORIQUE

La cathédrale Notre-Dame de Québec recevait de la France, par bateau, un orgue dont le facteur, Robert Richard, annonçait l'arrivée en ces termes:

" 14 mars 1753: Buffet d'orgue d'environ 15 pieds de haut, orné de sculpture, avec 3 tourelles et 2 plate-faces, 1 clavier, pédale en tirasse et les jeux ordinaires, propre pour une Cathédrale. On le touchera l'avant-midi dans l'atelier de sr. Richard, facteur d'orgue à" la bibliothèque du Roi."

«Ravagée par les bombardements des Britanniques lors du siège de Québec en1759, la cathédrale avait été reconstruite durant les décennies suivantes, mais le nouvel orgue a dû être importé d'Angleterre, tout commerce avec la France étant alors interdit. Ainsi, la ville de Québec ne possédait toujours pas d'orgue de type dit « baroque » ou classique avec traction mécanique traditionnelle.»

 

C'est à la suggestion du claveciniste et organiste de réputation internationale Kenneth Gilbert que l'on doit un tel projet. Un Comité "Orgue 1753" réunissant Antoine Bouchard, Kenneth Gilbert, Élisabeth Gallat-Morin, Benjamin Waterhouse et Hubert Laforge l'a conduit à terme en 2009. Ce dernier en a été le principal maître d'oeuvre. Il a su s'adjoindre de précieuses collaborations dont celles de deux anciens maires de Québec, Jean Pelletier et Jacques Joli-Coeur, ainsi que celle de la Fondation du patrimoine laurentien dont il assumait alors la présidence. Le délicat travail de reconstruction a été confié aux facteurs d'orgues Juget-Sinclair de Montréal.

«La basilique actuelle ne pouvant accueillir un tel objet faute d'espace, le Musée de l'Amérique française a accepté avec enthousiasme de le recevoir. L'orgue est installé dans une tribune de côté de la chapelle du Musée, à quelques dizaines de mètres de son emplacement d'origine. Les sommes nécessaires à sa reconstruction ont été recueillies partiellement en France et surtout au Québec, grâce au travail et aux dons des membres du comité et de quelques mécènes et la collaboration de la Fondation du Patrimoine laurentien.»

«Les orgues classiques français de cette époque ne sont pas légion en Amérique et même en Europe. Selon plusieurs experts dans le domaine de la musique d'orgue, la reconstruction de l'orgue 1753 est une pure merveille aux plans de la facture, de l'esthétique et de la sonorité. Le Québec retrouve ici un objet de son patrimoine, permanent, vivant et parfaitement adapté à la musique de l'époque.

Le concert inaugural, donné par l'organiste français Michel Bouvard, a eu lieu le 4 octobre 2009.»